Si les rivières s'assèchent, les eaux souterraines restent abondantes et de qualité (photo d'illustration : le lit asséché de  la rivière l'Ouvèze à Mollans dans le sud de la Drôme, le 6 septembre 2021). - VINCENT PILLET / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE
Si les rivières s'assèchent, les eaux souterraines restent abondantes et de qualité (photo d'illustration : le lit asséché de  la rivière l'Ouvèze à Mollans dans le sud de la Drôme, le 6 septembre 2021). - VINCENT PILLET / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE
Si les rivières s'assèchent, les eaux souterraines restent abondantes et de qualité (photo d'illustration : le lit asséché de  la rivière l'Ouvèze à Mollans dans le sud de la Drôme, le 6 septembre 2021). - VINCENT PILLET / FRANCE-BLEU DRÔME-ARDÈCHE
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Résumé

Un rapport de l'ONU souligne l’immense potentiel des eaux souterraines pour faire face au manque d’eau dans les années à venir.

En savoir plus

De l'eau, la planète bleue en a ! Alors que certains lacs ou rivières s'assèchent en surface, les experts de l’ONU se sont penchés sur les immenses réserves d’eau douce situées sous nos pieds, entre la surface du sol et deux kilomètres de profondeur. Stockées là depuis des millions d’années, elles représentent 99% de toutes les réserves d’eau douce présentes sur terre.

Dans un rapport présenté lundi 21 mars par l'Unesco pour l'ONU, en ouverture du forum mondial de l’eau à Dakar, les experts expliquent qu'actuellement, la moitié de la consommation d’eau mondiale, provient déjà des puits et des sources reliés à ces nappes souterraines. Elles fournissent notamment 36% de l’eau potable consommée dans le monde.

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>> Décryptage avec l'hydrologue Emma Haziza, fondatrice et présidente du centre de recherche Mayane, pour l'adaptation des territoires face aux risques majeurs, notamment au réchauffement climatique.

La bonne nouvelle : c'est que la qualité des eaux souterraines est généralement satisfaisante, constate le rapport. Elles peuvent être captées pour un coût raisonnable et sans traitement excessif. Mais leur utilisation reste très inégale à la surface du globe : bien que ces réserves existent, par exemple, dans le sous-sol africain, seulement 3% des terres agricoles d’Afrique subsaharienne sont équipées pour l’irrigation, contre près de 60% en Amérique du Nord et en Asie du Sud.

Chaque pays doit être un gardien de l'eau

Dans le futur ces réserves d’eau souterraine resteront suffisantes pour faire face au réchauffement climatique, et au besoin d'eau qui augmente à condition de mieux les protéger, explique clairement le rapport. Car la consommation d'eau devrait augmenter de 1% par an durant les 30 prochaines années.

Dans ce contexte, les eaux souterraines pourraient offrir des solutions mais il est urgent de les préserver de la pollution et de la surexploitation. Car même si ces eaux souterraines sont moins exposées, à la montée des températures, et à l'évaporation, elles subissent aussi indirectement les effets du changement climatique, puisqu'elles se rechargent en partie avec les pluies.

Reste un point-clé : comment les protéger ? D’abord en les localisant, en se documentant sur leur état. L'ONU encourage clairement les gouvernements à créer des bases de données sur ses réserves d’eaux souterraines. Il est impératif que chaque pays assume un rôle de gardien de cette ressource, insiste le rapport, notamment pour surveiller les risques de pollution par l'industrie ou l'agriculture car lorsque, les nappes phréatiques sont touchées, les dégâts sont le plus souvent irréversibles.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production