Sur la plage de Palavas (Hérault), où la température était supérieure de dix degrés par rapport aux valeurs de saison, le 18 mai 2022. - PASCAL GUYOT / AFP
Sur la plage de Palavas (Hérault), où la température était supérieure de dix degrés par rapport aux valeurs de saison, le 18 mai 2022. - PASCAL GUYOT / AFP
Sur la plage de Palavas (Hérault), où la température était supérieure de dix degrés par rapport aux valeurs de saison, le 18 mai 2022. - PASCAL GUYOT / AFP
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Résumé

On a atteint 28°C sur l'île de Bréhat en Bretagne, le 17 mai dernier.

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Météo-France le confirme : les températures de ce mois de mai ont été supérieures de plus de 3°C aux normales saisonnières et on ne compte plus les records battus. Durant la troisième semaine de mai, la température moyenne nationale n’est pas descendue en dessous de 20°C, du jamais vu. Jamais vu non plus : les 26°C à la Hague, et presque 28°C sur l'île de Bréhat en Bretagne, le 17 mai dernier. Des records de chaleur ont aussi été battus à Strasbourg, Albi, Lyon, Tarbes et Aurillac. Il a fait chaud le jour mais aussi la nuit. La France n’avait jamais  vécu de nuits aussi chaudes, aussi tôt dans l’année avec une température nocturne moyenne de 16,5°C atteint le 19 mai dernier. Et enfin, ça se voit dans les paysages, le mois écoulé a été aussi l’un des plus secs, avec un déficit de pluviométrie qui rejoint les records de 1976, 1989 et 2011.
 
Les climatologues de Météo-France attribuent ces températures exceptionnelles à la situation des masses d’air (avec une zone de haute pression qui s’est installée sur l’Europe, et l'arrivée d’air chaud par le sud) et aux effets du changement climatique. Cela veut dire que ces records de chaleur précoces se reproduiront dans les années à venir, compte tenu des niveaux records de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. L’organisation météorologique mondiale l’a confirmé d’ailleurs en janvier dernier : les sept dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur terre.

Un mois de mai chaud ne veut pas dire forcément un été chaud

Le précédent mois de mai le plus chaud en France était celui de 2011. Il avait été suivi d’un été classique,  avec des températures moyennes de saison.

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Pour cette année, Météo-France doit réajuster ses prévisions à trois mois en fin de semaine, mais les prévisionnistes indiquaient au début du mois que le scénario le plus probable était effectivement celui de températures plus chaudes  que la normale en juin et juillet en France.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production