Les sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5 responsables d'un rebond des contaminations depuis mi-mai 2022 en France. - FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / VIA AFP
Les sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5 responsables d'un rebond des contaminations depuis mi-mai 2022 en France. - FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / VIA AFP
Les sous-variants d'Omicron BA.4 et BA.5 responsables d'un rebond des contaminations depuis mi-mai 2022 en France. - FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / VIA AFP
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Résumé

Le nombre de contaminations au Covid-19 repart à la hausse depuis quelques jours. La faute au relâchement des gestes barrières mais aussi à l’apparition de sous-variants d’Omicron.

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L’été arrive officiellement dans quinze jours, et un rebond de Covid-19 se fait sentir. Lundi 6 juin, on enregistrait 22 000 cas par jour contre 18 000 fin mai, soit une hausse des contaminations de 26% en une semaine. Le taux de reproduction du virus se rapproche de 1, à 0,9.

Chiffres \#Covid19 :
• 35 personnes décédées en milieu hosp. (03/06), en baisse sur 7 j. (-9)
• 390 admissions à l'hôpital (03/06), en baisse sur 7 j. (-14)
• 6 184 cas positifs (06/06), en hausse sur 7 j. (+1 511)
➡️ + d'infos : https://t.co/4yLCXFmCW8 pic.twitter.com/v2ZT1VB7jS

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— CovidTracker Bot (@CovidTracker_fr) June 6, 2022

Si l'on considère la dynamique en cours, explique l’épidémiologiste Mircea Sofonea, nous sommes bien au début d'une nouvelle vague qui pourrait durer un mois, un mois et demi, donc jusqu'à mi-juillet. Mais difficile de savoir jusqu'où va monter cette vague. À ce stade, elle n’inquiète pas trop. Pour donner un repère, elle est actuellement 16 fois moins haute qu’en janvier et six fois moins haute qu'en avril. Par ailleurs, les chiffres d'hospitalisations restent stables avec une quarantaine de personnes qui sont admises en réanimation chaque jour à cause du Covid.

Des sous-variants très contagieux mais pas plus dangereux

Le relâchement des gestes barrières n’est pas seul en cause. Car au-delà de la fin du port du masque et de la reprise d’une vie sociale "normale", cette reprise est aussi portée par l’apparition des sous-variants d’Omicron appelés BA.4 et BA.5. Ils ne sont pas plus dangereux mais ils sont en moyenne 10% plus contagieux que le BA.2  qui était responsable de la vague d'avril, et ils vont logiquement devenir majoritaires. Mais en Afrique du Sud ou au Portugal, où ces sous-variants ont déjà pris le dessus, les chiffres d’hospitalisations sont restés stables, ce qui montre que face à BA.4 et BA.5, nous gardons une immunité collective contre les formes graves, grâce aux vaccins ou aux infections passées.

Alors la question de la nécessité de se faire vacciner à la rentrée se pose mais pas forcément pour tout le monde. Fin mai, la Haute autorité de santé a recommandé un rappel de vaccin à l'automne uniquement pour les plus de 65 ans et les personnes immunodéprimées. En réalité, la situation qui nous attend cet hiver reste encore floue. Elle dépendra de l'apparition (ou pas) de nouveaux variants et de leur profil. Mais une chose est sûre : des travaux de modélisation menés à l'université de Montpellier, montrent que la vaccination seule ne suffira pas à  limiter l’impact des vague hivernales à venir sur l'hôpital. Il faudra de toute façon la combiner périodiquement, l’hiver, avec des gestes barrières, et des mesures de ventilation des locaux.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production