Centrale nucléaire du Tricastin (Drôme). - VICTOR VASSEUR / RADIO FRANCE
Centrale nucléaire du Tricastin (Drôme). - VICTOR VASSEUR / RADIO FRANCE
Centrale nucléaire du Tricastin (Drôme). - VICTOR VASSEUR / RADIO FRANCE
Publicité
Résumé

Avec la canicule, les centrales nucléaires, elles aussi, doivent s’adapter. Ces derniers jours, quatre centrales ont obtenu une dérogation pour pouvoir rejeter de l’eau plus chaude dans les cours d’eau utilisés pour le refroidissement. Ce sont des "dérogations environnementales".

En savoir plus

Pour fonctionner, une centrale nucléaire a besoin d’eau pour refroidir ses turbines.
Cette eau est puisée directement dans les rivières ou la mer qui bordent ces centrales. Puis, une fois le système refroidi, dans le cas d’un circuit ouvert, l’eau est rejetée à la source. Forcément, cette eau est plus chaude. Pour préserver l’écosystème, pour éviter la prolifération d’algues ou la perturbation de la reproduction des poissons, des limites de températures sont imposées. Cela varie en fonction des centrales mais, par exemple, pour celle du Blayais en Gironde, l’eau rejetée ne peut pas dépasser les 36°C.

Ces quatre centrales ont eu besoin d’une dérogation parce qu’avec la hausse des températures de l’eau, ces limites ne peuvent plus être respectées. D’habitude, ce qui est décidé, c’est de réduire la puissance des réacteurs pour éviter de rejeter de l’eau trop chaude, ça a été le cas justement au Blayais et à Saint-Alban, en Isère, en mai et en juin dernier. Mais en ce moment, 29 réacteurs français sur 56 sont indisponibles pour des problèmes de corrosion ou pour maintenance. Et le marché de l’électricité est très tendu.  Alors pour éviter la pénurie,  EDF a demandé un assouplissement temporaire de ces limitations. Quatre centrales sont donc concernées : Celles de Saint-Alban, du Blayais mais aussi Golfech dans le Tarn-et-Garonne et le Bugey dans l’Ain. Cette dérogation tient jusqu’au dimanche 24 juillet avec une surveillance environnementale renforcée. La seule fois où une telle dérogation a été accordée, c’était en 2018 pour la centrale de Golfech.

Publicité

Les cours d'eau sont à surveiller

Il y a une autre contrainte liée à la canicule, c’est la sécheresse. Là aussi, les centrales doivent respecter un débit minimal pour prélever de l’eau. C’est encore une norme imposée pour limiter l’impact sur l’environnement. C’est surtout à la fin de l’été qu’il faut être vigilant, à la période d’étiage, le moment ou le cours d’eau est à son plus bas. Pour les centrales en bord de mer ça ne pose pas de gros problèmes mais pour les autres, il peut y avoir des ralentissements de production.
Dans un contexte de risque de pénurie d'énergie, c'est un paramètre à prendre en compte.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production