Une femme dort dans un lit.
Une femme dort dans un lit. - FREDERIC CIROU / MAXPPP
Une femme dort dans un lit. - FREDERIC CIROU / MAXPPP
Une femme dort dans un lit. - FREDERIC CIROU / MAXPPP
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Des chercheurs danois et allemands ont réussi à mesurer l’impact des températures sur la qualité de nos nuits.

Le réchauffement climatique influence également notre façon de dormir. C’est la première fois qu’une étude est menée sur ce sujet à l'échelle mondiale. Ces chercheurs ont analysé le sommeil de 47 000 personnes dans 68 pays différents, grâce à des capteurs sur des bracelets et ils ont comparé les résultats aux données météo locales. Premier enseignement : la probabilité de dormir moins de sept heures par nuit est multipliée par trois dès que la température dépasse les 25°C à l’extérieur car la chaleur retarde l’endormissement. En moyenne, le réchauffement climatique fait déjà perdre à chaque habitant de la planète 44 heures de sommeil par an en moyenne. D’ici la fin du siècle nous pourrions  perdre jusqu'à 58 heures si on garde la même trajectoire, ce qui fait l’équivalent de sept nuits blanches sur l’année, si on prend une moyenne de huit heures de sommeil par nuit.

En fait,  le corps humain ne s’adapte pas si bien que ça à la chaleur. Les chercheurs ont eux même été surpris, le sommeil est plus perturbé qu’ils ne le pensaient au départ. Car c’est physiologique, notre organisme a besoin de se rafraîchir durant le sommeil, la température corporelle doit normalement baisser durant la nuit jusqu’au petit matin. Pour cela, le corps libère de la chaleur à l'extérieur en dilatant les vaisseaux sanguins mais évidemment pour que l'échange thermique ait lieu, il faut que la température environnante soit suffisamment fraîche.

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Certaines populations encore plus vulnérables

Tout cela fait que derrière la moyenne qui est très globale, certaines populations sont encore plus vulnérables : la perte de sommeil est trois fois plus élevée que la moyenne : pour les populations des pays les moins riches, qui ont moins souvent des ventilateurs, une climatisation ou même des volets, et elle est deux fois plus élevée que la moyenne pour les plus de 65 ans, car c’est un fait, on régule moins bien sa température corporelle en vieillissant.

Les chercheurs déclenchent l'alerte. La qualité du sommeil étant essentielle pour préserver la santé cardio vasculaire, l’équilibre mental , cérébral et une bonne immunité, il faut que cet impact du réchauffement soit pris en compte par les décideurs politiques, estiment les chercheurs. Notamment pour l'aménagement des villes, la lutte contre les îlots de chaleur, et l’isolation des logements.

L'équipe

Anne Le Gall
Production