Barrage de la Sep, victime du manque de pluie à Saint-Hilaire-la-Croix (Puy-de-Dôme). - JULIETTE MICHENEAU / RADIO FRANCE
Barrage de la Sep, victime du manque de pluie à Saint-Hilaire-la-Croix (Puy-de-Dôme). - JULIETTE MICHENEAU / RADIO FRANCE
Barrage de la Sep, victime du manque de pluie à Saint-Hilaire-la-Croix (Puy-de-Dôme). - JULIETTE MICHENEAU / RADIO FRANCE
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Résumé

La vague de chaleur s'étend avec 37 départements désormais placés en alerte canicule. 18 millions de Français sont concernés. Cette montée des températures pèse aussi sur la végétation et la faune sauvage.

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Le risque d'incendie est élevé avec cette canicule et la Direction générale de la Sécurité civile recommande la plus grande prudence dans les zones de friches, les bords de route et les champs agricoles, pour ne pas déclencher accidentellement des départs de feux car la terre est sèche. Début juin, l'indice d'humidité du sol était celui qu’on enregistre normalement mi-juillet. Les arbres et les végétaux souffrent et l'inquiétude monte aussi, du côté des agriculteurs concernant l’impact sur les récoltes. Pour les céréales, le manque d’eau pourrait réduire les rendements de 20 à 30%.
 
Avec le réchauffement climatique, il faut faire évoluer la composition des forêts et des cultures. Les scientifiques y travaillent avec différentes pistes : par exemple, travailler au mélange d’arbres en forêt pour que les besoins en eau soient décalés dans le temps. Autre piste, accélérer la migration naturelle des espèces, en plantant plus au nord des arbres qui se sont génétiquement adaptés dans le sud. Côté agriculture, les chercheurs s'intéressent aussi à la multiplication de variétés qui tolèrent mieux les sols secs : blé dur, sorgho, sarrasin voire quinoa. Il y a également des travaux sur l’adaptation génétique du maïs.

Les techniques d’irrigation peuvent enfin jouer. Des travaux de l’Institut de recherche pour l’agriculture, l'alimentation et l’environnement (INRAE), ont établi qu’il serait possible de faire de 25 à 65% d'économies d’eau en améliorant le matériel ou en pilotant mieux les arrosages.

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Les animaux souffrent de la chaleur

La faune sauvage souffre aussi de ces épisodes de chaleur. En Inde, en avril certains oiseaux sont tombés du ciel. Des oiseaux déshydratés qui ont été récupérés au sol par centaines. Il faut dire qu’en avril les températures ont avoisiné les 50°C en Inde et au Pakistan. Nous n’en sommes pas là  mais la Ligue de protection des oiseaux (LPO) vient de publier quelques recommandations pour aider la faune sauvage. Elle préconise par exemple de laisser des coupelles d'eau peu profondes à l'extérieur pour que les oiseaux et même les insectes se désaltèrent. Dans certains jardins, cela aidera aussi les hérissons ou les écureuils.

La réduction du débit des cours d’eau à certains endroits menace aussi les poissons et la faune aquatique.Selon le dernier bulletin hydrologique national, cette réduction de débit est particulièrement marquée en Auvergne-Rhône-Alpes, le long de la Loire ainsi que dans le sud de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

Références

L'équipe

Anne Le Gall
Production