La rémunération des patrons du CAC 40 a atteint en moyenne 8,7 millions d’euros en 2021. (Illustration) - ERHUI1979 / DIGITAL VISION VECTORS / GETTY IMAGES
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Résumé

C’est une étude qui ne passe pas inaperçue en cette période marquée par une forte inflation et de nombreux mouvements sociaux dans les entreprises de différents secteurs pour demander des augmentations de salaires. Les patrons du CAC 40 ne connaissent pas de problème de pouvoir d’achat.

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Selon une étude de Fintech Scalens publiée ces jours-ci, les patrons des 40 plus grosses valorisations de la Bourse de Paris ont vu leur rémunération doubler en l’espace d’un an.

La rémunération des patrons du CAC 40 a atteint en moyenne 8,7 millions d’euros en 2021, selon les calculs de la plateforme de service aux sociétés cotées Scalens. Soit le double de 2020, une année particulière marquée par le Covid. Mais la rémunération moyenne des grands patrons progresse aussi par rapport à un autre bon cru, à savoir 2019.

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Une jeune génération de grands patrons s'est octroyée de généreuses augmentations

Le patron d’une grande entreprise a une part fixe dans son salaire, et une part variable qui dépend des résultats financiers du groupe. Or, l’année 2021 a été très bonne, marquée par une forte reprise économique, qui forcément a entraîné des bonus conséquents et des parts variables en hausse. Mais cela n’explique pas tout. Il y a beaucoup de nouveaux patrons au sein du club sélect du CAC 40, une jeune génération de dirigeants qui s'est octroyée des augmentations de salaire conséquentes : +19% l’an dernier, selon le cabinet.

Le CAC a gagné quasiment 30% en un an. Les actions – puisque les patrons sont aussi payés en actions – ont gonflé. Autant d’éléments qui permettent d’expliquer cette envolée de leur rémunération.

Certains montants choquent, au sein même des assemblées générales d’actionnaires qui doivent valider chaque année les montants des rémunérations des dirigeants. Les 19 milliards d’euros annuels de Carlos Tavares, le patron de Stellantis (né de la fusion de Fiat Chrystler et PSA peugeot Citroen) a été désapprouvé par l’AG. Sauf que le siège de Stellantis est désormais aux Pays-Bas. Et là-bas, le vote n’est que consultatif.

En France ce n’est plus cas depuis un vote similaire contre la rémunération d’un autre patron de l’automobile : un certain Carlos Ghosn, à l’époque patron de Renault. C’était en 2016. Depuis, la loi française a changé. Le vote des actionnaires est désormais contraignant, c’est-à-dire que le conseil d’administration est obligé d’en tenir compte. La saison des AG qui commence en ce moment s’annonce agitée.

Références

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