La fusée lunaire Artemis I au Vehicle Assembly Building du Centre spatial Kennedy en Floride, le 27 septembre 2022.
La fusée lunaire Artemis I au Vehicle Assembly Building du Centre spatial Kennedy en Floride, le 27 septembre 2022. - Jim WATSON / AFP
La fusée lunaire Artemis I au Vehicle Assembly Building du Centre spatial Kennedy en Floride, le 27 septembre 2022. - Jim WATSON / AFP
La fusée lunaire Artemis I au Vehicle Assembly Building du Centre spatial Kennedy en Floride, le 27 septembre 2022. - Jim WATSON / AFP
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Pour s'envoler à 400 000 kilomètres de la Terre, il faut à nouveau mobiliser fusées et vaisseaux. Un deuxième épisode de notre podcast avec Nathalie Girard, experte sur les questions de lanceurs au CNES, le Centre national d'études spatiales

Pour Artemis I, la Nasa fait appel à sa nouvelle fusée géante : Space Launch System (SLS). Avec ses 98,3 mètres de haut, elle est moins grande que la fusée Saturn 5 (111 mètres) utilisée pour les missions Apollo. Mais ses quatre moteurs RS-25 à hydrogène et oxygène liquides et ses deux accélérateurs à poudre délivrent une poussée au décollage 15% plus puissante que ceux de Saturn 5. "On est à l'équivalent de 34 Boeing 747 qui vont décoller, explique Nathalie Girard, experte sur les questions de lanceurs au CNES, le Centre national d’études spatiales. C'est un tiers d'une tour Eiffel qu'il faut faire décoller (…) Aujourd'hui, déjà, sur ce type de lanceur, même sur une Ariane 5, on est à la limite de toutes les technologies qu'on utilise en termes de résistance de matériaux, de température."

En partenariat avec la Cité de l'espace.

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La fusée SLS embarque la capsule Orion qui accueillera les astronautes. Enfin, le Starship fera "la liaison entre ce qu'on appelle la Gateway, qui est une station en orbite autour de la Lune, et la surface de la Lune, et qui va permettre donc aux astronautes de descendre." Mis à part les États-Unis, la Chine a aussi un programme spatial lunaire, avec leur fusée Longue Marche 9.

Nathalie Girard, experte sur les questions de lanceurs au CNES, le Centre national d'études spatiales.
Nathalie Girard, experte sur les questions de lanceurs au CNES, le Centre national d'études spatiales.
- PAULINE PENNANEC'H / RADIO FRANCE

Quel carburant pour ces fusées ?

"Trois ou quatre couples d'ergols peuvent être utilisés" pour ces fusées, explique Nathalie Girard. "Ce sont les mêmes, que ce soit pour aller sur la Lune ou pour ou pour faire juste de l'orbite terrestre. Il y a l'oxygène et l'hydrogène qui sont le couple le plus performant, ce qui va être utilisé dans le corps central du SLS qui est aussi le corps central d'Ariane 5. Le SLS est flanqué aussi de deux boosters à poudre, comme Ariane 5." Où sont les moteurs électriques, ou à hydrogène pur ? "Aujourd'hui, on n'a pas la poussée nécessaire pour pouvoir décoller, poursuit l’experte. Aujourd'hui pour décoller, il faut énormément de débit en très peu de temps avec une très grande vitesse. Ça c'est ce que nous donnent les boosters à poudre, et ce genre d'ergols oxygène-hydrogène par exemple, ou oxygène-méthane."

"Mars, la nouvelle odyssée : l'étape lunaire", un podcast franceinfo d'Olivier Emond, à retrouver sur le site de franceinfo, l'application Radio France et plusieurs autres plateformes comme Apple podcasts, Podcast Addict, Spotify, ou Deezer.

Réalisation : Clotilde Pivin

Prise de son : Romain Luquiens

Mixage : Raphaël Rasson

Création sonore : Bruno Carpentier, Hervé Bouley

Rédaction en chef : Marina Cabiten et Pauline Pennanec'h

L'équipe

Olivier Emond
Production