Rassemblement à Kiev (Ukraine) en soutien au déploiement de forces internationales face à la Russie ©AFP - STR / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Rassemblement à Kiev (Ukraine) en soutien au déploiement de forces internationales face à la Russie ©AFP - STR / NurPhoto / NurPhoto via AFP
Rassemblement à Kiev (Ukraine) en soutien au déploiement de forces internationales face à la Russie ©AFP - STR / NurPhoto / NurPhoto via AFP
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Résumé

Les réunions, les coups de fil, les déclarations se multiplient depuis quelques semaines au sujet de l'Ukraine, au cœur d'une tension entre les Etats-Unis et la Russie, l'Union européenne étant aussi engagée dans ce bras de fer. Où en est-on?

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Huit députés européens de la sous-commission "défense et sécurité" se trouvent dans la capitale ukrainienne, Kiev. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit à New York sur le dossier ukrainien ce lundi, et de nombreux pays déploient des forces militaires aux alentours de cet Etat de l'ancien bloc soviétique. Qu'est-ce qui se joue dans cette crise ? Qui menace qui ?

Les Etats-Unis ont demandé à l'ONU de réunir son Conseil de Sécurité mais la Russie refuse d'y siéger. Cette situation résume parfaitement le combat d'influence que se livrent les deux grandes puissances sur le sort de l'Ukraine.

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D'un côté, les Etats-Unis accusent la Russie de vouloir envahir l'Ukraine, comme elle a envahi la Crimée en 2014. Dans le camp d'en face, les Russes affirment qu'ils n'ont aucune intention de faire la guerre mais que ce sont au contraire les troupes de l'OTAN (donc les Etats-Unis, les pays européens et d'autres pays occidentaux) qui les menacent en essayant d'enrôler l'Ukraine dans leur grande Alliance militaire.

Nombreux mouvements de troupes dans la région

Il commence à y avoir beaucoup de monde sur le terrain, une grande partie des 100 000 soldats russes est positionnée aux portes de l'Ukraine, avec des colonnes de chars, de l'artillerie lourde. Moscou aurait également des moyens aériens et des forces spéciales au Bélarus, son allié historique qui partage des frontières avec trois pays européens, à savoir la Pologne, la Lettonie et la Lituanie, où l'OTAN a légèrement renforcé ses moyens militaires la semaine dernière avec des avions de combat espagnols et danois. Les deux camps procèdent également à des manœuvres navales en mer Baltique et en mer Noire. La France s'est proposée de son coté de coordonner, avec à peu près un millier d'hommes, un bataillon de la Force de réaction rapide de l'OTAN en Roumanie, au Sud de l'Ukraine.

Pas de troupes occidentales en Ukraine, mais des pressions économiques

L'Ukraine n'a aucun accord avec l'Otan, donc-officiellement en tout cas- il n'y a pas de forces occidentales dans le pays. Mais quelques pays ont décidé d'envoyer du matériel militaire à Kiev : les Britanniques et les Américains surtout. Concrètement, si les Russes décidaient de passer à l'offensive, le rapport de force avec l'Ukraine est écrasant. Donc que font les Occidentaux ? Ils consolident leur présence militaire près de la Russie, car ils savent que cela irrite le Kremlin. Mais leur pression diplomatique pour dissuader Moscou s'appuie surtout sur la menace de sanctions économiques, "sans précédent" disent-ils. Ils envisagent même de ne plus acheter de gaz à la Russie, sauf que le gaz russe représente 40 % de la consommation européenne! Donc si les Occidentaux sont aussi déterminés qu'ils le laissent entendre, il va rapidement falloir trouver d'autres producteurs qui ne manqueront pas de vendre ce gaz à prix d'or.

Références

L'équipe

Olivier Poujade
Journaliste