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À droite, l'hypothèse Baroin toujours sur la table

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François Baroin conserve des supporters chez Les Républicains
François Baroin conserve des supporters chez Les Républicains
© AFP - IAN LANGSDON

Alors que Xavier Bertrand est désormais candidat officiel à la présidentielle, le match est loin d’être plié à droite. Cette candidature, loin d’éteindre les velléités, semble les renforcer. Avec notamment une hypothèse qui revient en force : celle de François Baroin.

C’est le leitmotiv de ses amis : François Baroin n’a jamais dit officiellement et publiquement dit qu’il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle de 2022. D'ailleurs, dans une interview accordée le 13 mars au Parisien, l'intéressé botte en touche. "Cette question là n'est tellement pas d'actualité dans l'esprit des Français", répond de maire de Troyes au journaliste qui lui demande de confirmer qu'il ne figurerait pas parmi les prétendants à l'Élysée. En privé aussi, François Baroin élude la question. "La route est longue", lance-t-il à ceux qui le questionnent sur ses ambitions. 

"François Baroin a toujours une idée derrière la tête"

Alors que le patron des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, vient d'officialiser sa candidature, chez les Républicains, l'hypothèse Baroin est néanmoins toujours sur la table. Elle a été évoquée par Christian Jacob, et alimentée par la révélation d'un déjeuner entre le patron des LR, François Baroin et Nicolas Sarkozy, le 12 mars dernier. Certes, le rendez-vous avait organisé à la dernière minute, après la disparition brutale du député de l'Oise Olivier Dassault, mort dans un accident d'hélicoptère, mais il a provoqué à droite un certain émoi. 

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"Baroin a toujours une idée derrière la tête, il ne fait rien pour rien", analyse un élu qui ne l’aime guère. Car s’il a des aficionados, le maire de Troyes a aussi de nombreux adversaires lui reprochant de ne pas être assez motivé. "Même Sarkozy en est revenu" tacle un proche de l’ex-président de la République. 

À quoi les amis de François Baroin répliquent : "On a fait un phoning... Il est le seul a rassurer les militants". Il y a trois mois, les partisans du président de l'Association des maires de France avaient fait le deuil d'une candidature de leur favoris. Aujourd'hui, ils reprennent espoir. "Il a toujours dit qu’il reconsidérerait sa position s’il y avait un risque que l’extrême droite l’emporte", raconte un proche, qui espère bien que les derniers sondages plaçant Marine Le Pen à 47 ou 48% au second tour de la présidentielle agissent comme un électrochoc.