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A l'Assemblée nationale, les députés à la recherche de leurs bureaux

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Le 101 rue de l'Université abrite une partie des bureaux de l'Assemblée
Le 101 rue de l'Université abrite une partie des bureaux de l'Assemblée
© AFP - Ludovic Marin

Les postes clés de l'Assemblée nationale ont été accordés. Mais pour les députés, l'installation n'est pas tout à fait terminée. A quatre jours du discours de politique générale d'Élisabeth Borne,

Nouvelle à l'Assemblée nationale, et déjà très sollicitée, Edwige Diaz, députée RN, répond à ses e-mails et SMS partout où elle le peut. Dans le hall de son hôtel, en voiture, dans le train... mais pas dans son bureau. Et pour cause, elle n'en a pas, et ne sait toujours pas quand elle pourra s'installer. "La semaine prochaine", espère-t-elle.

Pierre-Henri Dumont, député LR, entame quant à lui son deuxième mandat. Il avait donc un bureau - mais il va devoir en changer. Pour obtenir ce qu'il souhaite, un bureau plein sud, un bureau dans les bâtiments historiques ou une chambre-bureau, "il peut y avoir de petits arrangements" : le souvenir des plus beaux bureaux attribués aux députés alsaciens par un député de la même région hante les longs couloirs du Palais Bourbon.

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Il y a en effet plusieurs types de bureaux : ceux du Palais Bourbon, les plus proches de l'hémicycle – et donc les plus pratiques en cas de vote urgent, notamment lorsqu'il y a une majorité serrée. Puis ceux de la rue Aristide Briand, plus proches mais moins commodes que ceux de la rue de l'Université qui sont équipés de douches et lits, en général réservés aux députés qui viennent de loin. Ces trois sites comptent respectivement 262, 160 et 247 bureaux.

Des bureaux pas toujours voisins

La localisation des bureaux reflète-t-elle les équilibres politiques ? Pour ceux des présidents et présidentes de commissions et des questeurs, dont les postes clés ont été accordés cette semaine, c'est le cas. Mais pour le reste, pas forcément. D'autant plus qu'au sein d'un même groupe, la répartition peut devenir un casse-tête aussi pour le président ou la présidente de groupe parlementaire.

Les bureaux des députés d'un même parti sont même d'ailleurs rarement concentrés au même endroit. Symbole, en revanche, de dynamisme politique : les bureaux où travaillent les députés insoumis sont aujourd'hui complètement saturés. Ils sont plus de 70 à travailler dans des locaux prévus... pour 17 !