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Alexis Kohler, bras droit d'Emmanuel Macron, peu à peu critiqué dans la majorité

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Alexis Kohler, secrétaire général de la présidence de la République, ici en 2019 à l'Elysée.
Alexis Kohler, secrétaire général de la présidence de la République, ici en 2019 à l'Elysée.
© AFP - Hans Lucas / Arthur Nicholas Orchard

Omniprésent en coulisses à l'Elysée, le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, a aussi un rôle central dans la campagne du candidat Emmanuel Macron. Pourtant, dans la majorité, certains aimeraient voir son influence réduite.

Il est le chef d’orchestre dans cette nouvelle course à l’Elysée pour Emmanuel Macron, le directeur de campagne qui ne dit pas son nom : Alexis Kohler. Directeur de cabinet quand il était ministre de l’Economie, secrétaire général de l’Elysée depuis cinq ans, il forme avec le président-candidat plus qu’un binôme, un tandem. C’est avec lui qu’il prépare le débat d’entre-deux-tours, comme tous les rendez-vous importants de ce quinquennat.

Ces dernières années, Alexis Kohler a été de toutes les décisions et personne n’ose s’y attaquer en Macronie. Mais, ils sont de plus en plus nombreux à réclamer discrètement son départ, pour ouvrir une nouvelle page, en cas de victoire et de nouveau mandat pour le président-candidat.

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Omniprésent

Son prénom revient sans cesse, dans la bouche de tous les ministres : "Alexis est au courant", "Je lui ai passé le message", "J’ai pas convaincu Alexis", "Oui, Alexis était là", etc. En effet, l’omniprésence d’Alexis Kohler n’a rien d’un mythe. Doté "d'une puissance de travail phénoménale", assure un membre du gouvernement, ce dernier gère tout ce que le Président ne fait pas, ne voit pas et déteste.

Sauf que pour certains, "il est temps de changer de logiciel", soupire par exemple un député de la majorité. Pas assez écolo, trop techno, trop rigide, trop à droite. Son portrait est vite brossé dans l’aile gauche, où on lui reproche d’avoir défendu bec et ongle la retraite à 65 ans. "Si le candidat promet de changer de méthode, il faudra qu’il change de bras droit", affirme un pilier d’En Marche. "Son influence technocratique a pesé sur le début de campagne", confie un dirigeant de la majorité.

S’il part, ce sera significatif sur l’orientation que le Président veut donner à son quinquennat.

"Mais il ne peut pas s’en passer", clame un de ses proches pour qui "Kohler est irremplaçable". Certains l’imaginent même à Matignon. D’autres espèrent le voir décrocher un ministère, convaincus qu’il y sera forcément moins puissant, que dans le bureau attenant au Président.