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Allyson Felix devient la femme la plus titrée de l’athlétisme aux JO

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Plus de quinze ans au très haut niveau font d'Allyson Felix l'athlète féminine la plus titrée des JO. Elle peut même égaler le nombre de médailles olympiques de Carl Lewis.
Plus de quinze ans au très haut niveau font d'Allyson Felix l'athlète féminine la plus titrée des JO. Elle peut même égaler le nombre de médailles olympiques de Carl Lewis.
© AFP - ANTONIN THUILLIER

En remportant le bronze sur 400 mètres, la sprinteuse américaine gagne sa 10e médaille olympique. Elle a le statut qu'elle mérite: celui de l’athlète la plus récompensée aux JO, dépassant la légende jamaïcaine (devenue Slovène) Merlene Ottey.

Allyson Felix a 35 ans. Elle est sélectionnée pour ses cinquièmes Jeux Olympiques. Pour le commun des mortels, rien que ces deux informations paraissent déraisonnables. Pas pour "chicken legs" (jambes de poulet), son surnom, hérité de ses années lycéennes, bien peu flatteur au regard de l’élégance de sa foulée.

Ce vendredi, la vétéran de l’athlétisme US a fini 3è du 400 mètres. Ce podium lui apporte sa dixième médaille olympique. Elle devient, au terme de ce tour de piste qui n'est pas sa distance de prédilection, l’athlète femme la plus titrée de l’athlétisme olympique. 

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À ce niveau d'exception, on ne trouve qu’un seul nom pour rivaliser avec dix médailles : Carl Lewis (dont neuf médailles d'or aux JO de Los Angeles, Séoul, Barcelone et Atlanta).  

Ses premiers JO en tant que maman

Malgré tout le respect que l’on doit à King Carl, il n’a pas, contrairement à Allyson Felix, donné naissance à une petite fille, née grande prématurée. 

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En novembre 2018, Allyson Felix devient mère et se découvre une âme de militante qu'elle ne soupçonnait pas. Son sponsor Nike ayant décidé de baisser sa rémunération de 70% en raison de sa grossesse, la sprinteuse fait de ce traitement sexiste son cheval de bataille. Elle a pris sa plume pour rédiger une tribune assassine contre l'équipementier et ses méthodes dans le New-York Times. La marque à la virgule, pourtant prompte à faire de flamboyants spots publicitaires sur le sport féminin, prévoyait une clause de performance, partant du principe qu'une athlète serait moins compétitive dans les douze mois qui suivent la naissance d'un enfant.  

Elle crée sa propre marque en réponse aux contrats sexistes 

Depuis Nike a changé les termes des contrats avec les athlètes féminines. Mais Allyson Felix a quitté son équipementier historique, a créé sa franchise et continue d'écrire sa légende en alignant les records.

La sextuple championne olympique est même allée plus loin dans son combat pour les athlètes-mères. Elle a crée une subvention pour les aider financièrement, à hauteur de 200 000 dollars parce que "les athlètes ne devraient pas à avoir à choisir entre la compétition et la maternité" a déclaré la championne. 

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Elle est aujourd'hui l'une des athlètes américaines les plus populaires et suivies sur les réseaux sociaux. Rien d'étonnant pour une sportive hors normes. Allyson Felix a été sélectionnée pour ses premiers JO à Athènes en 2004, alors qu'elle avait découvert l'athlétisme quatre ans avant seulement. 

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Dix-sept ans après sa première course olympique, la foulée d'Allyson Felix reste la même, fluide et aérienne. Le poids des ans l'a cependant empêchée de s'aligner également sur le 200 mètres. Mais elle aura une dernière occasion de parfaire son CV olympique. Ce samedi avec ses coéquipières du relais 4x400, elle peut aller chercher une dernière médaille olympique. Cela pourrait la 11e. Mais est-on vraiment sûr que ce serait la dernière ?