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Après 42 ans d'antenne, Pierre Weill quitte France Inter

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Pierre Weill, c'est une vie de radio, dont 42 à Radio France et France Inter !
Pierre Weill, c'est une vie de radio, dont 42 à Radio France et France Inter !
- France Inter

C'est avec le cœur serré que France Inter dit au revoir à l'une de ses voix historiques : après 42 ans, le journaliste Pierre Weill quitte la station de service public.

Voilà plus de quarante ans que les auditeurs entendent le son de sa voix sur les ondes. Ce lundi, c'est pourtant la "dernière" de Pierre Weill, journaliste à Radio France depuis 1979. Après un passage chez Europe 1 et RMC, Pierre Weill a intégré France Inter. Correspondant de Radio France à Jérusalem pendant 13 ans, entre 1990 et 2002, il présente, à son retour en France, plusieurs émissions de la grille de France Inter, dont le 7/9, en remplacement de Stéphane Paoli, la matinale du week-end. Il animera aussi "Résonance", "C'est demain la veille", l'émission internationale "Partout ailleurs" ou bien le "Téléphone sonne". 

"J'ai atteint la limite d'âge", ironisait-il, à la fin du 6/9, dimanche. "Mais j'ai réalisé mon rêve, présenter la session d'information la plus écoutée sur la plus prestigieuse des radios, remplacé des figures, de grandes signatures comme Stéphane Paoli, Nicolas Demorand, Patrick Cohen..."

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Correspondant à Jérusalem puis "joker" de luxe 

Lorsque la guerre du Golfe commence en 1991, il reste sur place malgré la menace que représentent les scud irakiens qu'on pensait porteurs de gaz, calfeutrant ses fenêtres tout en sachant pertinemment que cela ne servirait pas à grand chose. "Toutes les sirènes d'Israël ont retenti et Pierre a appelé Paris pour prévenir qu'un scud allait bientôt frapper. On se rappelle son souffle, sa voix étouffée par le masque à gaz. Et de son courage", se souvient Valeria Emanuele, journaliste à la rédaction. 

Le 4 septembre 2001, Pierre Weill accompagne sa fille Inès à l'école et une bombe explose dans Jérusalem-Ouest. Quelques instants plus tard, alors qu'il vient d'échapper à un attentat, le voilà à l'antenne pour relater les faits, la voix blanche.

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En plus d'une décennie comme reporter dans la région, Pierre Weill a donc tout couvert : les guerres, espoirs de paix, la seconde intifada. Et, aussi, quand même, douze messes de minuit à Bethléem ! "C'est un super journaliste qui ne frime pas, qui est rigoureux, curieux. Qui n'a pas peur de la complexité, il l'a montré à Jérusalem pendant de nombreuses années !", témoigne l'ancien PDG de Radio France, Jean-Luc Hees. 

Depuis 2002, il était redevenu présentateur et "joker" de luxe sur les grandes tranches d'information de France Inter, jonglant entre les matinales ou le "Téléphone sonne". Passionné de rock'n'roll, de Springsteen à Clapton, Pierre Weill n'était jamais avare d'un conseil musical à la fin du journal ou de son émission. 

"Une joie immense"

Si c'est une page qui se tourne pour lui, Pierre Weill a souligné "la joie immense" et le "privilège" qu'il a eu de travailler à France Inter. "Pendant 42 ans, je me suis passionnément passionné pour ce métier. Je n'ai pas travaillé, je n'ai pensé qu'à vous, auditeurs de France Inter." Avant d'ajouter : 

Je voudrais citer une phrase que j'aime bien de Confucius : 'Si tu fais un métier que tu aimes, tu ne travailleras pas un seul jour de ta vie'. France Inter m'a donné ma chance, m'a fait confiance. C'était mon dernier journal et grâce à Inter, ma vie a eu un sens. J'y pense et j'y penserai chaque jour désormais

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