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Arles 2021 Les rencontres de la photographie du 4 juillet au 26 septembre 2021

Par
Sans titre, série Désidération, 2000-2021
Sans titre, série Désidération, 2000-2021
- Avec l’aimable autorisation de la galerie Les Filles du Calvaire

Chaque été, depuis cinquante ans, les Rencontres d’Arles s’affirment comme un observatoire de la création actuelle et des pratiques photographiques.

À travers plus de quarante expositions installées dans divers lieux patrimoniaux exceptionnels de la ville, les Rencontres d’Arles contribuent chaque été depuis 1970 à transmettre le patrimoine photographique mondial et se font le creuset de la création contemporaine.

Souvent produites en collaboration avec des musées et des institutions françaises et étrangères, les expositions présentées dans différents lieux patrimoniaux de la ville font l’objet d’une scénographie et certains sites historiques - tels que des chapelles du XIIe ou des bâtiments industriels du XIXe- ne sont ouverts au public que pendant la durée du festival.

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Pour 2021, vous pourrez découvrir entres autres les expositions de : 

  • Sabine Weiss

Sabine Weiss est depuis plusieurs années reconnue et honorée comme la dernière représentante de l’école humaniste française. Pourtant, peu de gens connaissent la richesse et la diversité de son œuvre, conservée intacte dans la maison-atelier où elle vit depuis 1949, et dont elle commence seulement à révéler les trésors. À 96 ans, celle qui se revendique photographe-artisan et témoin plutôt qu’artiste n’en a pas moins construit un véritable monument photographique, de façon libre et indépendante.

Paris, Saint-Sylvestre, 1980
Paris, Saint-Sylvestre, 1980
- Sabine Weiss
  • Charlotte Perriand

Charlotte Perriand a consacré son existence à améliorer les conditions de vie du plus grand nombre, créant un « art d’habiter » en lien avec la nature. Elle a utilisé la photographie comme outil d’observation du réel, mais aussi pour défendre sa conception d’un monde nouveau. En résonance avec nos préoccupations actuelles, elle utilise au cours des années 1930, le photomontage géant pour dénoncer l’urbanisme insalubre et donner sa vision de conditions de vie meilleures. 

HLM boulevard des Maréchaux, 1936
HLM boulevard des Maréchaux, 1936
- Archives Charlotte Perriand ADAGP 2020
  • Smith

Explorant la porosité des pratiques artistiques, scientifiques, de la philosophie et des narrations spéculatives, Désidération propose une autre mythologie du spatial, à travers la pensée d'une humanité interstellaire en quête de nouvelles alliances avec son cosmos originaire. Jouant sur le trouble de son étymologie, qui oscille entre le regret de la perte des étoiles (de-sideris) et le désir de leur retour, la désidération désigne à la fois une proposition de diagnostic et de remédiation au désastre contemporain, au capitalisme tardif, à l’anthropocène terrifiant.

Sans titre, série Désidération, 2000-2021
Sans titre, série Désidération, 2000-2021
- Avec l’aimable autorisation de la galerie Les Filles du Calvaire
  • The New Black Vanguard 

The New Black Vanguard présente des artistes dont les portraits vifs et les images conceptuelles fusionnent la photographie d’art et de mode et font tomber des frontières établies de longue date. Leur travail a été largement diffusé dans des magazines de mode et de société, des campagnes publicitaires et des musées, ainsi que sur leurs propres réseaux sociaux, réinsufflant le vocabulaire visuel contemporain autour de la beauté et du corps avec une vitalité et une substance nouvelle. Ces images ouvrent la conversation autour de la représentation du corps noir et de la vie des Noirs en tant que sujet. Collectivement, elles célèbrent la créativité noire et l’hybridation entre art, mode et culture dans la construction d’une image. Cherchant à remettre en question l’idée que le monde noir est homogène, les œuvres servent de forme d’activisme visuel.

The New Black Vanguard
The New Black Vanguard
- Renell Medrano, Slick Woods, Brooklyn, 2018
  • Pieter Hugo

Être présent rassemble plus de 100 portraits en buste réalisés par Pieter Hugo depuis le début des années 2000, offrant un large aperçu de l'engagement de l'artiste dans cette tradition particulière du portrait. Les photographies sélectionnées abordent les lexiques de la criminologie, de la surveillance et des typologies tout en gardant au cœur un fort humanisme. 

Shaun Oliver, Le Cap, 2011, série Kin
Shaun Oliver, Le Cap, 2011, série Kin
- Pieter Hugo

Être à l’affût des basculements de l’image photographiée, du renouvellement des démarches, de l’approche au sujet photographié et des formes plastiques, être au fait de l’usage des nouvelles techniques, proposer à tous les publics une autre conception de l’exposition photographique et un vrai rapport à l’image, telles sont les missions des Rencontres d’Arles.