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Assemblée nationale : redistribuer les postes clés à mi-mandat, promesse difficile à tenir pour LREM

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Dans l'hémicycle, le président du groupe La République en Marche (LREM), Gilles Le Gendre, avec le député LREM Pacôme Rupin.
Dans l'hémicycle, le président du groupe La République en Marche (LREM), Gilles Le Gendre, avec le député LREM Pacôme Rupin.
© AFP - Lucas BARIOULET

Alors que les députés La République en marche avaient annoncé, une fois élus, qu'ils rebattraient les cartes à mi-mandat et remettraient en jeu les postes clés de l'Assemblée nationale, les intérêts personnels semblent refaire surface... un peu comme dans "l'ancien monde".

C'était un engagement de début de mandat... Souvenez-vous ! Les députés de La République en Marche avaient annoncé qu'ils remettraient en jeu - à mi-parcours - tous les postes-clé qu'ils occupaient à l'Assemblée. Les présidences de commission, les postes de rapporteurs, de questeurs, et la présidence du groupe de la majorité.  

Voilà que l'heure a sonné : à compter de jeudi matin, les députés d'Emmanuel Macron peuvent commencer à postuler. Ils ont jusqu'au 22 juillet pour réfléchir et pour se décider. Sauf qu'en réalité, il y a bien longtemps déjà, que chacun pense à sa succession.  

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Candidats à leur propre succession

À l'origine, c'est Richard Ferrand - à l'époque patron des députés de la majorité et désormais président de l'Assemblée - qui avait édicté cette règle, avec l'interdiction, en plus, d'être candidat à sa propre succession.Le poste, qu'il occupe depuis septembre 2018, n'est pas concerné par cette redistribution des cartes. 

En janvier 2018, François de Rugy, ex-président de l’Assemblée nationale et désormais ministre de l'Écologie, avait pourtant - après plusieurs détours - répondu favorablement à la remise en jeu de son mandat au bout de deux ans et demi, comme le prouve cet extrait de franceinfo.

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Seulement, "première faille" dans ce qui avait été annoncé : finalement, les députés macronistes auront le droit de re-solliciter un poste qu'ils ont déjà occupé. Résultat, tous ceux qui président une Commission, depuis maintenant deux ans, sont d'ores-et-déjà candidats pour le rester et pour continuer. Le problème, c'est que certains ont décidé de jouer les challengers : ceux qui ont assuré une bonne coordination au sein de ces commissions viennent les concurrencer, sans oublier tous ceux qui aimeraient désormais pouvoir un peu exister.

Plus de parité

En réalité, tout le monde veut aujourd'hui la place de tout le monde dans la majorité. Ce qui explique probablement cette "deuxième faille" au règlement initial : la parité, pour tous ces postes-clés, vient d'être supprimée par ces députés qui avaient promis de tout changer. Autrement dit, pas facile de renouveler les visages et plus difficile encore de rénover les usages.