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Aux Oscars, la France brille aussi (et surtout) dans les courts-métrages

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Extraits des films "Logorama", "Omnibus", "Le Poulet" et "Genius Loci"
Extraits des films "Logorama", "Omnibus", "Le Poulet" et "Genius Loci"
- Captures d'écran

La cérémonie des Oscars aura lieu dimanche prochain, à Los Angeles. Si le film franco-britannique "The Father" de Florian Zeller, nommé dans la catégorie meilleur film, attire l'attention, deux productions françaises sont encore en compétition… et ce sont des court-métrages, un domaine où la France se distingue.

La cérémonie des Oscars aura lieu plus tard cette année, en raison de la crise sanitaire : habituellement programmée en mars, elle se déroulera ce dimanche 25 avril à Los Angeles, exceptionnellement dans deux lieux, pour assurer la distanciation sociale. En France, les regards seront essentiellement tournés vers le film du dramaturge et metteur en scène Florian Zeller, The Father, adaptation de sa pièce Le Père, nommée dans la catégorie Meilleur Film – Anthony Hopkins, qui joue le rôle principal du film, est quant à lui en lice pour le trophée du meilleur acteur. 

Mais en parallèle, un autre film réalisé par des Français est en compétition, sans faire grand-bruit : "Genius Loci" d'Adrien Mérigeau. Sa particularité ? Il dure 16 minutes. Ce court-métrage concourt dans la catégorie "Court-métrage d'animation". 

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Le jeune réalisateur creusois a réalisé un film d'animation à partir de papier et d'aquarelle, qui mêle plusieurs styles visuels et a nécessité cinq ans de travail. La bande-son est composée et interprétée par ses parents. Primé à Berlin et présenté dans plusieurs festivals, le film raconte l'histoire d'un jeune personnage, Reine, qui se laisse porter par le chaos de la ville comme un guide. 

On peut ajouter "Colette", court-métrage documentaire d'Anthony Giacchino, production américaine mais dont une partie de l'équipe est française, et tournée en France (il s'agit par ailleurs de la première production d'un studio de jeux vidéo nommée aux Oscars).

Des lauréats prestigieux

Le format du court-métrage aurait bien tort d'être négligé : aux Oscars, la France affiche de meilleures performances dans les courts que dans les longs-métrages. Si l'on exclut la catégorie "meilleur film étranger" (où, tout de même, 17 longs-métrages produits ou co-produits en France ont été primés), on compte seulement huit films français qui ont été nommés dans la catégorie "meilleur film" depuis la création de la cérémonie en 1929. Et un seul primé, "The Artist" de Michel Hazanavicius. Ainsi que trois Français récompensés par la statuette du meilleur réalisateur, Roman Polanski, Michel Hazanavicius et Damien Chazelle. 

Dans la sphère des courts-métrages, on trouve 18 nominations pour la France dans la catégorie du meilleur court-métrage de fiction et 8 statuettes gagnées, avec des noms prestigieux : en 1950, alors que la catégorie se nomme encore "fiction en deux bobines", c'est un certain Alain Resnais qui remporte le prix pour "Van Gogh", film réalisé à partir de fragments de toiles de l'artiste. Il n'a jamais été nommé aux Oscars par la suite pour ses longs-métrages.

En 1963, c'est Pierre Étaix qui remporte le prix pour "Heureux anniversaire", et en 1966, Claude Berri est récompensé pour le tout premier film qu'il tourne, un court-métrage intitulé "Le Poulet", bien avant les succès de "Tchao Pantin" ou de "Jean de Florette". 

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Et en 1993, un an avant de devenir le cultissime Émile de "La Cité de la peur", Sam Karmann, qui est aussi réalisateur, est primé pour "Omnibus", un court-métrage qui raconte l'histoire d'un quidam dont le quotidien est bouleversé quand son train omnibus devient un direct. Le film obtient, cette même année, la Palme d'or du court-métrage et le BAFTA du meilleur court-métrage au Royaume-Uni.

La France brille dans l'animation

Depuis une dizaine d'années, c'est dans une autre catégorie que les productions françaises brillent : l'animation. En 2010, "Logorama", réalisé par le collectif H5, est le premier court-métrage d'animation français à remporter l'Oscar dans cette catégorie. Pendant 16 minutes, spectateurs et spectatrices sont plongés dans un univers dont tous les éléments graphiques sont des logos d'entreprises. Une prouesse technique primée dans plusieurs festivals, et aux César également l'année suivante. 

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La France a renouvelé l'exploit en 2014 avec "Mr Hublot" de Laurent Witz et Alexandre Espigares, lui aussi récompensé… devant un court-métrage de Disney, "A cheval", qui faisait la première partie de "La Reine des Neiges" avec Mickey et ses amis en vedette. 

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L'an dernier, "Mémorable" de Bruno Collet était nommé dans la catégorie, n'a pas obtenu l'Oscar. Mais cette année, "Genius Loci", déjà auréolé d'une mention spéciale du jury au Festival international du film d'animation d'Annecy l'an dernier, pourrait bien permettre à la France d'obtenir une troisième statuette dans cette discipline.