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Bientôt un "éco-score" pour mesurer l'empreinte environnementale des vêtements

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Une douzaine de marques de textile françaises s'engagent à afficher un éco-score des vêtements qu'elles vendent.
Une douzaine de marques de textile françaises s'engagent à afficher un éco-score des vêtements qu'elles vendent.
© Maxppp - Richard Villalon/Bruno Levesque

Après l'électroménager et les aliments, les vêtements aussi vont avoir leur éco-score. Une douzaine de marques françaises du textile s'engagent à afficher une note, de A à E, sur l'empreinte environnementale de ce qu'ils vendent.

Connaître l'impact environnemental du manteau que vous souhaitez acheter en quelques secondes. C'est l'ambition de douze marques de textile françaises qui s'engagent à mettre en place un éco-score, comme cela existe déjà pour l'électroménager. Sur une échelle de A à E, il permettra aux consommateurs de savoir, en un coup d'œil, à quel point la fabrication par exemple de leur pantalon ou de leur manteau est gourmand en eau. Même chose en tonnes de CO2.

Mettre en place ce score dans l'habillement, c'est une disposition de la loi Climat et résilience votée le 22 août 2021, issue de la convention citoyenne sur le climat. Elle prévoit, d'ici cinq ans, un affichage environnemental sur les produits de grande consommation, dont le textile. Douze grandes marques prennent les devants :

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  • Aigle
  • Bonobo
  • Celio
  • Chantelle
  • Decathlon
  • Dim
  • Hanes
  • Grain de Malice
  • Jules
  • Lacoste
  • Okaïdi
  • Tape à l'œil
  • Pimkie

Seize "catégories d'impact" étudiées

La start-up "Glimpact" a été retenue par le gouvernement français pour mettre en place ce nouvel éco-score, 
en s'appuyant sur une méthodologie adoptée par la Commission européenne. L'idée est de faire la même chose que le nutri-score que l'on trouve sur les produits alimentaires, et qui va lui aussi de A à E. Mais là, la note affichée sur la paire de chaussures ou le pantalon permettra de connaître l'empreinte environnementale.

Comment faire le calcul, quand on sait que deux vêtements, en fonction de leur matière, leur lieu et leur processus de fabrication, peuvent avoir un bilan carbone très différent ? "Il y a seize catégories d'impact à mesurer dans cette méthode, dont l'empreinte carbone", mais pas que, précise le co-fondateur de Glimpact Christophe Girardier. "Pourquoi c'est important de mesurer les autres catégories comme par exemple l'utilisation des ressources fossile, ou des ressources en eau ? Tout ça sont les grandes empreintes de l'activité humaine sur la planète. Que cette méthode impose de prendre en compte."

À terme, l'objectif est de rendre obligatoire cet éco-score sur tous les produits de grande consommation, comme le prévoit la loi Climat et résilience. Et ce, d'ici le 22 août 2026.