Publicité

Canapés roulants, exosquelettes et plantes électriques : ces innovations qui nous ont marqué à VivaTech

Par
Le salon VivaTech retrouve sa version complète, après une version 2021 réduite en raison de la pandémie
Le salon VivaTech retrouve sa version complète, après une version 2021 réduite en raison de la pandémie
© AFP - Riccardo Milani / Hans Lucas

Samedi, le salon VivaTech ouvre ses portes au grand public, après trois jours destinés aux professionnels. L'occasion de découvrir comment les grandes entreprises et les startups imaginent le futur, et avec quelles technologies.

Un salon dédié aux nouvelles technologies, c’est toujours un moment d’interrogation sur ce que sera le futur. Lorsque, dans les allées du Parc des Expositions qui accueille jusqu’à samedi le salon VivaTech, on croise l’un des chiens robots de l’entreprise Boston Dynamics, on peut difficilement s’empêcher de frémir en repensant à l’un des plus terribles épisodes de la série Black Mirror, où l’un de ces robots, reprogrammé, devenait un redoutable chasseur.

En croisant les innombrables files d’attente pour tester des expériences de réalité augmentée, on est partagé, entre les prouesses techniques de plus en plus bluffantes et immersives et un questionnement sur l’adoption d’une technologie qui, pour l’instant, implique comme présupposé de s’isoler du reste du monde via un casque. VivaTech est, au fond, un lieu aussi technologique que philosophique, voire métaphysique, sur ce que sera notre futur. Et l’occasion de s’arrêter sur une poignée d’innovations qui ont attiré notre oeil et donnent une certaine vision du futur.

Publicité

Poimo : c'est le monde de Wall-E à nos portes

La mobilité, c’est l’un des volets les plus prégnants de cette édition de VivaTech : dès l’entrée du salon, on est surpris par un gigantesque stand Renault renfermant un prototype de véhicule autonome, et, plus loin, un bus lui aussi autonome que la régie Île-de-France Mobilités expérimente sur l’une de ses lignes. Sur un espace dédié entièrement aux mobilités, on trouve DAB Motors, des motos électriques au look futuriste, pas si éloignées de l’esthétique du film Tron.

Et puis il y a Poimo, un concept étonnant de moto ou de scooter gonflable venu du Japon. Complètement électrique et silencieux, il se veut entièrement dégonflable, pour pouvoir être transporté dans un sac. Mais Poimo existe sous la forme d’une moto, d’un scooter et… d’un fauteuil, énormément prisé sur le stand VivaTech de l’entreprise. Quand on voit les visiteurs affalés sur ce fauteuil qui n’ont qu’à pousser une petite manette pour se déplacer sans aucun effort, on ne peut que penser au futur apocalyptique d’humains feignants et surassistés présenté dans le film d’animation Wall-E. Là encore, la technologie a son meilleur et son pire dans un même objet.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

L'enjeu des transports concerne aussi les livraisons, et dans ce domaine la startup TwinsThweel, qui propose des droïdes de livraison aux faux airs de personnages de dessin animé. Des véhicules de tailles variés, autonomes, destinés à des livraisons urbaine (le fameux "dernier kilomètre") notamment pour le courrier ou les produits frais - ils sont déjà expérimentés dans le centre de Montpellier à Montpellier.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Intelligence artificielle et exosquelettes : l'humain augmenté ?

Au cours de l’une de ses prises de parole, la PDG d’Orange Christel Heydemann a évoqué le terme de "Human augmented intelligence", "intelligence augmentée" plutôt que d’Intelligence artificielle. Pour certaines innovations présentées, c’est le cas : le robot Emobot, par exemple, se présente sous la forme d’une sphère blanche destinée à prêter main forte aux aidants pour mieux comprendre les sensations de personnes âgées ou dépendantes qui ont du mal à exprimer leur bien-être ou leur mal-être. En analysant le visage de la personne, le robot parvient, grâce à des algorithmes, à réaliser une "cartographie mentale" de la personne et aider à comprendre si celle-ci se sent bien, ou si au contraire elle présente des signes avant-coureurs de dépression.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Plusieurs inventions présentées ont ce même objectif d’aider l’humain à franchir les limites de son corps ou parfois de son esprit. C’est par exemple le cas d’une lampe nommée Lili produite par une entreprise rouennaise qui, en projetant une lumière stroboscopique à très haute fréquence, aide les personnes dyslexiques à mieux lire. Ou encore des premiers exosquelettes développés par une entreprise allemande, German Bionic pour le compte de La Poste. Objectif : aider les employés dans les entrepôts à porter des charges lourdes sans fatigue. Un colis peut être ressenti jusqu'à 75% plus léger que sa charge réelle, quand les employés sont assistés par l'exosquelette.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

L'art s'invite dans la technologie (ou l'inverse)

C’est l’un des paradoxes des NFT : on peut aimer l’idée de collectionner des oeuvres d’art qui ne sont pas matérielles… mais on peut aussi aimer contempler sa collection sur son mur. L’entreprise Artpoint, qui se présente comme une galerie d’art numérique, propose donc de faire le chemin inverse, en des oeuvres d’art numérique sur un écran, qui devient ainsi une sorte de cadre virtuel. Pas besoin d’être propriétaire des oeuvres en question, cela fonctionne comme un catalogue dans lequel on peut piocher les oeuvres d’art que l’on a envie de montrer, pour un temps donné.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Dans le même esprit, le groupe LVMH (qui a présenté ses nouveautés grâce à un personnage avatar et un Bernard Arnault modélisé en 3D dans une sorte de metavers) a dévoilé une montre de luxe de la marque Tag Hauer. Sa particularité : le fond du cadran est en fait un écran qui permettra d’afficher les NFT que l’on possède.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Et puis il y a le mouvement inverse : utiliser de la technologie pour faire de l’art (presque) à l’ancienne. Il y a deux ans, la création d’un tableau "à la manière de" Rembrandt par une technique de peinture 3D avait été présentée comme un exploit. Aujourd’hui, la technique est mise à disposition de tous : là aussi c’est LVMH qui présentait cette fabrique de "tableaux 3D", des reproductions ultra-fidèles y compris dans l’exécution de la peinture, pour des prix relativement plus abordables que des copies réalisés par de vrais peintres.

Vers l'infini et au-delà : l'agriculture façon "Seul sur Mars"

L’un des projets les plus spectaculaires est Interstellar Lab : des capsules futuristes renfermant un "biopod", une serre hermétique permettant de reproduire des conditions climatiques propices à la pousse de n’importe quel type de plante. Objectif : permettre de produire, par exemple, sur un circuit court, des plantes tropicales nécessaires dans la pharmaceutique ou les cosmétiques. Mais surtout, la visée d’Interstellar Lab à plus long terme, c’est l’agriculture dans l’espace. La startup a signé avec la Nasa pour deux missions, l’une dans la station spatiale internationale, l’autre sur la Lune.

Moins futuriste, mais tout aussi impressionnant, Bioo est une entreprise barcelonaise qui repose sur l’idée que les plantes produisent de l’énergie et que le corps humain est conducteur d’électricité. Leur lampe "Lux" est ainsi un pot de fleurs, et l’on allume et éteint la lumière… en touchant la plante. Précédemment, l'entreprise avait aussi sorti un pot de fleurs capable de recharger un téléphone.