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Cancer : les femmes bientôt aussi touchées que les hommes ?

Le cancer du sein reste le plus fréquent et le plus mortel.
Le cancer du sein reste le plus fréquent et le plus mortel.
© AFP - Philippe Huguen

Si la maladie touche encore majoritairement les hommes (54%), l’écart se réduit peu à peu. Cancers du poumon, du foie, du rein, du pancréas : le nombre de cas augmente de façon préoccupante chez les femmes.

Les femmes seront-elles bientôt à égalité avec les hommes face au cancer ? La maladie frappe en tous cas de plus en plus les deux sexes, selon un vaste rapport publié ce mardi par Santé Publique France.

Une progression inquiétante

382 000 nouveaux cas de cancers ont été détectés en métropole sur l’année 2018. Chez les hommes, la courbe est relativement stable (+0,1% par an). Du côté des femmes, elle continue à grimper de façon significative (+1,1% par an) : cancers du foie, du rein, du pancréas, de l’intestin grêle, etc.

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Si le cancer du sein reste le plus fréquent et le plus mortel (59 000 nouveaux cas chaque années, un peu plus de 12 000 décès), la hausse la plus marquée – et la plus préoccupante - concerne le cancer du poumon : le nombre de cas détectés chez les femmes augmente de 5% chaque année. 

Cela s’explique par l’évolution des modes de vies des femmes. Plus sages que les hommes jusqu’aux années 1970-80, elles se sont depuis mises à boire et à fumer davantage. Et la génération des plus de 50 ans le paie très cher.

Le poids de nos mauvaises habitudes

De façon générale, on estime aujourd’hui que 20% des cancers sont liés au tabac, 8% à l’alcool, 5% au surpoids, 3% aux UV, et 2% au papillomavirus. Les messages de prévention sont donc essentiels. Depuis 30 ans, les autorités sanitaires constatent d’ailleurs une diminution chez les hommes des cancers de la bouche et de l’œsophage, deux maladies étroitement liés à l’abus d’alcool. 

Mais les comportements n’expliquent pas tout. Des mystères demeurent. À l'instar de l’augmentation en France du cancer du pancréas (+3 à 4% par an). Pourquoi ce phénomène n’a-t-il été observé dans aucun autre pays comparable au nôtre ? Pour l’instant, les experts n’ont pas la réponse.