Publicité

Catalogne : les relations entre Madrid et Barcelone peuvent-elles se détendre ?

Les Catalans réclament une médiation
Les Catalans réclament une médiation
© Reuters - Susana Vera

Les représentants catalans souhaitent une médiation et montrent des signes de recul. Le gouvernement Rajoy, de son côté, manie la carotte et le bâton.

L'information est tombée à la mi-journée ce vendredi : le principal représentant de l'État espagnol en Catalogne, le préfet, s'est excusé au nom des policiers auprès des personnes blessées lors de l'intervention policière de dimanche visant à empêcher le référendum.

Je ne peux que le regretter, je présente mes excuses, au nom des agents qui sont intervenus.

Publicité

Un premier geste qui pourrait faciliter un dialogue entre les séparatistes catalans et le gouvernement, à trois jours de la date initialement envisagée en Catalogne pour une déclaration unilatérale d'indépendance.

Déja, le chef de la police catalane et les dirigeants des mouvements séparatistes catalans entendus vendredi à Madrid pour sédition sont sortis libres du tribunal, le parquet n'ayant pas requis leur placement en détention. Aucune mesure de contrôle judiciaire n'a été imposée. Ils restent toutefois inculpés.

Mais de son coté, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy s'était montré très ferme jeudi, au lendemain d'un discours empreint de fermeté prononcé par le roi d'Espagne:

Pour dialoguer, il faut rester dans la légalité.

Par ailleurs, le gouvernement espagnol a promulgué vendredi une loi permettant aux entreprises de transférer plus facilement leur siège d'une région à l'autre, alors que plusieurs groupes envisagent de quitter la Catalogne, dont les dirigeants comptent proclamer l'indépendance. Le texte a été élaboré en accord avec le Parti socialiste et les libéraux de Ciudadanos, a précisé le ministre de l'Economie Luis de Guindos, s'adressant à la presse à l'issue du conseil des ministres.

La Suisse avait proposé sa médiation

La Suisse est en contact avec les gouvernements espagnol et catalan, mais les conditions d'une médiation ne sont pas réunies, a fait savoir vendredi le ministère des Affaires étrangères à Berne.

Une médiation ne peut être proposée que si les deux parties la demandent. La Suisse est en contact avec les deux parties, mais les conditions d'une médiation ne sont pas réunies à ce stade.

Madrid propose des élections

Vendredi, le gouvernement espagnol tentait d'apaiser les choses en suggérant une dissolution du parlement catalan et de nouvelles élections :

Il serait bon de commencer à refermer la plaie en passant par le parlement catalan, par le biais d'élections régionales.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Dans la foulée, le président catalan Carles Puigdemont annonçait qu'il repoussait à mardi son intervention devant le Parlement catalan, initialement prévue lundi.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

De son coté, le responsable des entreprises au sein du gouvernement catalan, Santi Vila, a réclamé "un cessez-le-feu" symbolique au gouvernement espagnol, expliquant :

Cela implique que dans les prochaines heures et jours, nous ne prenions pas des décisions qui pourraient être irréparables.

Puis, à l'attention des indépendantistes, il a appelé à "réfléchir et savoir clairement si la précipitation ne risque pas d'abîmer le rêve et de gâcher un projet (d'indépendance) n'ayant jamais été si proche".

Selon les résultats définitifs du référendum de dimanche dernier proclamés vendredi en fin d'après-midi, 90,18% des électeurs ont dit "oui" à l'indépendance, selon le gouvernement régional.