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Ce que l'on sait des accusations de viol qui visent la secrétaire d'État Chrysoula Zacharopoulou

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La secrétaire d'État Chrysoula Zacharopoulou, le 10 juin à l'Élysée
La secrétaire d'État Chrysoula Zacharopoulou, le 10 juin à l'Élysée
© AFP - ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS

Gynécologue de profession, spécialiste de l'endométriose, Chrysoula Zacharopoulou est accusée de viols gynécologiques par deux patientes, et de violences par une troisième femme. Des accusations "inacceptables et révoltantes", a réagi la secrétaire d'État ce vendredi.

De quoi embarrasser un peu plus le gouvernement, déjà en zone de turbulences, trois jours après les élections législatives. Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d'État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, est visée par deux plaintes pour viol, et par une troisième plainte pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", a-t-on appris ce vendredi 24 juin. Voici ce que l'on sait.

De quels faits parle-t-on ?

Entrée au gouvernement d'Élisabeth Borne en mai dernier, Chrysoula Zacharopoulou est gynécologue de profession, spécialisée dans les problèmes d'endométriose. Selon les informations de franceinfo, deux plaignantes dénoncent des viols gynécologiques, c'est à dire des pénétrations pratiquées sans le consentement de la patiente, lors d'un examen médical. Une première plainte a ainsi été déposée le 25 mai.

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Deux jours plus tard, le parquet ouvrait une enquête. Le 16 juin, une deuxième plainte, pour des faits de même nature, était déposée. L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Quelques jours plus tard, le 23 juin, une troisième plainte a été enregistrée. L'émission Quotidien a recueilli le témoignage de cette troisième patiente, qui dit avoir subi des "violences gynécologiques" lors d'un rendez-vous en 2018, avec Mme Zacharopoulou, pour soigner son endométriose.

Quel est le parcours de Chrysoula Zacharopoulou ?

Née à Sparte (Grèce), aujourd'hui âgée de 46 ans, Chrysoula Zacharopoulou a fait ses études en Italie. Elle a ensuite exercé en France, à l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé (Val-de-Marne), puis aux Hôpitaux de Paris (AP-HP), notamment à Tenon, dans le service du professeur Emile Daraï, sous le coup d'une information judiciaire, accusé de viols et violences gynécologiques par 25 patientes.

Avant d'être nommée secrétaire d'État dans le gouvernement Borne, Chrysoula Zacharopoulou a été députée européenne pendant trois ans. Elle a notamment porté auprès d'Emmanuel Macron un plan de lutte contre l'endométriose, en janvier dernier.

Chrysoula Zacharopoulou a-t-elle réagi ?

Via un communiqué transmis par son avocat, la secrétaire d'État a rejeté vendredi ces accusations. "Les accusations graves à mon encontre, portant sur des examens cliniques médicaux réalisés afin de diagnostiquer et de soigner la maladie de mes patientes, sont inacceptables et révoltantes", écrit-elle.

Que dit l'AP-HP ?

Martin Hirsch, qui quittera ses fonctions de patron de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a réagi sur Twitter, soulignant "qu'il n'y a jamais eu la moindre réclamation ni plainte remontée à l'AP-HP contre ce médecin qui a combattu pour que la souffrance des femmes atteintes d'endométriose soit mieux traitée et devienne une priorité de santé". Quand son message est posté, il y a deux plaintes de déposées.

Dans un communiqué, l'AP-HP précise que le Centre hospitalier universitaire de Tenon a mis en place "une commission d’enquête fin septembre 2021 à la suite des accusations concernant le Professeur Émile Daraï".

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