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Chez les Républicains, la jeune génération à l’assaut

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Les jeunes du parti Les Républicains ont choisi Julien Dive comme candidat pour présider leur groupe à l'Assemblée Nationale.
Les jeunes du parti Les Républicains ont choisi Julien Dive comme candidat pour présider leur groupe à l'Assemblée Nationale.
© AFP - THOMAS SAMSON

Qui va diriger le groupe parlementaire d’une droite pivot à l'Assemblée Nationale ? Les députés LR vont choisir leur patron ce mercredi matin, entre Olivier Marleix et Julien Dive. Ce dernier, très proche de Xavier Bertrand est poussé par la jeune génération qui veut prendre le pouvoir à droite.

"Jean-François Copé et Nadine Morano (..) y’en a marre!" Réunis lundi matin dans les sous-sols du café le Bourbon, à deux pas de l'Assemblée nationale, la jeune génération LR a décidé de se jeter à l'eau. Autour de la table, une dizaine de trentenaires tout juste réélus. Aurélien Pradié, Pierre-Henri Dumont, Virginie Duby-Muller, Raphael Schellenberger, Maxime Minot, Pierre Cordier, Ian Boucart, Fabien di Filippo et Julien Dive. “On est des survivants” s’amuse l’un deux. Référence au score catastrophique de Valérie Pécresse à la présidentielle (4.78%) et aux craintes qu’il avait suscité dans les rangs LR avant les législatives.

Un candidat jeune génération au groupe

Après une heure de discussion, le verdict tombe : Julien Dive, qui entame son troisième mandat à 37 ans, a le meilleur profil pour être leur candidat à la présidence du groupe. Il affrontera ce mardi Olivier Marleix, 51 ans. Un scrutin à bulletins secrets. Julien Dive, dont l’un des enfants a pour parrain Xavier Bertrand, réussira-t-il à créer la surprise? "On sait que c’est un pari" admet Pierre-Henri Dumont, mais la jeune garde estime qu’elle a assez attendu. "Jean-Luc Mélenchon a mis en orbite Adrien Quatennens et Mathilde Panot, Marine le Pen a poussé Jordan Bardella. Nous on a les mêmes visages depuis trente ans et regardez ce que ça a donné" s'emporte l'un d'eux.

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Des jeunes LR plus constructifs ?

En arrière plan de ce qui ressemble à une guerre de générations, un combat de ligne. Olivier Marleix pour la droite dure (ligne Laurent Wauquiez), Julien Dive pour une droite populaire (ligne Xavier Bertrand). Mais faut-il aussi voir dans cette nouvelle génération une droite d'avantage constructive ? “Nous sommes dans l’opposition” insistent-ils tous. “Mais pas pour l’obstruction” tempère l’un d’entre eux. Plusieurs préviennent d'ores et déjà, si le parti tombait dans les mains de la ligne droitière, ils pourraient le quitter. Si certains évoquent à demi-mot la possibilité de créer un nouveau parti de droite, d’autres ne le nient pas : ils ont été sondés par la majorité.