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Climat : Charles III n'ira pas à la COP27, la Première ministre Liz Truss s'y étant opposée

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Le roi Charles III et la Première ministre Liz Truss
Le roi Charles III et la Première ministre Liz Truss
© AFP - Yui Mok / POOL

Le palais de Buckingham a confirmé dimanche que le nouveau roi Charles III ne se rendrait pas en Égypte en novembre pour la COP27. Alors qu'il avait prévu d'y donner un discours, la Première ministre Liz Truss a fait savoir qu'elle ne le souhaitait pas.

Finalement, le roi Charles III n'ira pas en Égypte pour la COP27 au mois de novembre. Le nouveau Roi d'Angleterre avait l'intention de tenir un discours sur le climat à l'occasion de ce sommet international prévu du 6 au 18 novembre, selon The Sunday Times. Mais selon la presse, la Première ministre a mis une "objection" à cette participation : elle le lui aurait fait savoir durant une audience personnelle au mois de septembre.

Une décision "prise de manière consensuelle"

Dimanche, Buckingham Palace a confirmé que "en toute amitié et respect, il y a eu un accord pour que le roi ne participe pas" à la COP27. Et ce, malgré les engagements de longue date du roi pour la protection de la planète. De façon générale, le protocole britannique interdit au roi ou à la reine de prendre position sur des sujets d'actualité.

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Le gouvernement doit, selon l'usage, donner son accord aux visites officielles du roi à l'étranger. Mais selon une source à Downing Street, il serait "ridicule" de penser que la Première ministre ait pu "donner des ordres" au monarque. "Il est clair qu'il s'agit d'une décision prise de manière consensuelle par le roi et le gouvernement (...) de ce que j'en sais, c'est une décision prise à l'amiable et les allégations comme quoi on aurait obligé Charles III à rester en retrait sont fausses", a déclaré dimanche le ministre Simon Clarke.

"Sa participation ajouterait au sérieux"

En 2021 lors de la COP26, qui se déroulait à Glasgow, la reine Elizabeth II avait envoyé un message vidéo aux dirigeants présents pour le sommet. Et Charles, alors prince de Galles, et son fils William, étaient venus sur place. "Peut-on vraiment passer de pays hôte à une mise à l'écart ?" s'est interrogé sur Twitter le député conservateur britannique Tolbias Elwood.

"Sa participation ajouterait au sérieux de la délégation britannique", a-t-il ajouté. Car sur le plan de la protection de l'environnement, Liz Truss semble moins investie que son prédécesseur Boris Johnson. Elle n'a pas prévu de se rendre en Égypte pour la COP27, et certains, au Royaume-Uni, craignent qu'elle renonce aux engagements pris lors des précédents sommets – elle répète toutefois que l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050 est toujours d'actualité.