Comment Elon Musk a poussé ses employés vers la sortie... et Twitter un peu plus dans le gouffre

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Comment Elon Musk a poussé ses employés vers la sortie... et Twitter un peu plus dans le gouffre

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Les locaux de Twitter sont fermés jusqu'à lundi
Les locaux de Twitter sont fermés jusqu'à lundi
© AFP - Constanza HEVIA

De nombreux utilisateurs et utilisatrices de Twitter se demandent depuis vendredi si le réseau social est en train de vivre ses dernières heures. La raison : il n’y a presque plus personne dans les équipes du réseau social, poussées vers la sortie par Elon Musk et ses ultimatums.

Et si Twitter était sur son lit de mort ? Ce vendredi sur le réseau social, de très nombreux "twittos", les utilisateurs et utilisatrices du service, faisaient leurs adieux à Twitter et à leurs abonnés. Comme si dans quelques heures, il en était fini de ce réseau social pourtant encore populaire chez une partie du public. Le patron de Twitter lui-même, Elon Musk, a publié un "meme" semblant montrer Twitter (sous la forme du petit oiseau bleu grossièrement collé sur une photo) assister à son propre enterrement.

Ironie du sort : c’est ce même Elon Musk qui semble précipiter Twitter dans une crise. Après avoir licencié la moitié des 7 500 salariés que comptait l’entreprise il y a deux semaines - par un simple mail - et avoir limogé des employés qui avaient fait part de leur désaccord avec les méthodes du nouveau propriétaire des murs, Elon Musk a posé mercredi un ultimatum aux employés restants de l’entreprise.

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"Se donner à fond, inconditionnellement"

Dans un document comportant une case à cocher "oui", le patron demandait à ses employés s’ils acceptaient de "travailler de longues heures à haute intensité (…) pour bâtir un Twitter 2.0 révolutionnaire et réussir dans un monde de plus en plus concurrentiel". Il leur demandait de se donner "à fond, inconditionnellement"… ou de partir.

Les employés avaient jusqu’à jeudi soir pour cliquer sur la case "oui" ou repartir avec indemnité équivalente à seulement trois mois de salaire - une somme faible même pour les États-Unis, où les règles sont plus souples qu’en France. Résultat : de très nombreux employés ont boycotté ce message, scellant ainsi leur intention de partir plutôt que de rester "inconditionnellement". "Je suis peut-être exceptionnelle mais pas inconditionnelle", a notamment tweeté Andrea Horst, responsable jusqu’à présent de la chaîne d’approvisionnement chez Twitter.

Un "Twitter down" serait inévitable ?

Selon la presse américaine, désormais de nombreux services sont désertés… et en particulier des services techniques indispensables au bon fonctionnement du service, comme l’infrastructure réseau, et surtout les cellules de crise, capables de faire redémarrer Twitter en cas de panne. En d’autres termes, selon plusieurs employés fraîchement débarqués, si Twitter se retrouve en panne, aucune équipe technique ne pourra le remettre sur pied pour l’instant. Un "Twitter down" prolongé qui pourrait bloquer le réseau.

Comment Elon Musk a-t-il répondu à cette situation déjà dantesque ? En surenchérissant : jeudi, il a annonçait que les locaux de Twitter fermaient à tous les employés, même ceux disposant d’un badge actif, jusqu’à lundi prochain. Selon plusieurs observateurs et anciens employés, il redouterait un possible sabotage d’un employé sur le départ – d’autant plus que les départs seraient si massifs que les opérations de désactivation des badges serait plus complexes que prévu.

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Et le patron de Twitter a continué de sembler s’amuser de la situation plus qu’autre chose : en plus de sa photo d’enterrement, il a posté un drapeau pirate, et s’est amusé du fait que "Nous venons d’atteindre un nouveau pic d’utilisation de Twitter, lol". Si la théorie d’une chute totale et immédiate de Twitter n’est pas certaine, une période d’instabilité, à la fois technique et organisationnelle, du réseau, s’annonce.