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COP27 : vers un accord sur les "pertes et dommages" des dégâts climatiques ?

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Quelle issue pour la COP27, qui s'achève ce week-end
Quelle issue pour la COP27, qui s'achève ce week-end
© AFP - MOHAMMED ABED

Alors que la COP27 se dirigeait, vendredi soir, vers un fiasco, les dernières négociations ce samedi semblent finalement aboutir sur un texte, qui inclurait pour la première fois la question de la création d’un fonds pour faire face aux "pertes et dommages" causés par les dégâts climatiques.

"Plutôt pas d’accord qu’un mauvais accord", avait lancé samedi matin Frans Timmermans, vice-président de la Commission européenne : jusqu’à la mi-journée samedi, tout laissait croire que la COP27, qui devait déjà s’achever vendredi soir à Charm el-Cheikh, se dirigeait vers un échec.

Et finalement, samedi après-midi, un accord a été trouvé sur la question des dégâts climatiques subis par les pays les plus pauvres : c’était jusque-là l’un des points de blocage majeurs. Selon une source européenne, cet accord "dirige" les moyens financiers vers les pays les plus vulnérables.

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Un fonds dédié aux "plus vulnérables"

Si la question des pertes et dommages avait été mise à l’ordre du jour pour la première fois dans une COP, elle restait un point de désaccord : les pays les plus pauvres demandaient la création "d’un fonds de réponse aux pertes et dommages" dont le fonctionnement et les financements seraient élaborés par un "comité de transition" d’ici à la COP28.

Mais l’Union européenne notamment bloquait sur la question des bénéficiaires des fonds : jeudi, elle avait ouvert la porte à la création d’un tel fonds, mais à condition qu’il soit réservé aux "plus vulnérables" et "sur une base de contributeurs élargie", incluant notamment la Chine.

"Fin des subventions aux énergies fossiles"

Samedi après-midi, la présidence égyptienne a par ailleurs publié un projet de texte final de la COP27 : celui-ci réaffirme les objectifs de l’accord de Paris de 2015 avec une volonté de limiter le réchauffement "nettement en-dessous de 2°C" et si possible à 1,5°C.

Ce projet de texte, qui devait encore samedi après-midi faire l’objet de négociations entre les représentants des quelques 200 pays représentés, prévoit aussi "la fin des subventions inefficaces aux carburants fossiles" - mais pas la sortie du pétrole ou du gaz - et réaffirme la sortie progressive des centrales à charbon.

Pour l’instant, la Chine et les États-Unis n’ont pas fait part de leur position sur le contenu de ce projet d’accord. Mais en l’état, et sans de nouveaux engagements, les scientifiques s’accordent sur le fait que les engagements actuels des pays permettraient de limiter le réchauffement climatique à 2,4°C… bien loin des 1,5°C espérés.