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Coupe du monde au Qatar : "C'est une très mauvaise idée de politiser le sport", estime Emmanuel Macron

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Le président français Emmanuel Macron assure qu'il se rendra au Qatar si la France se qualifie en demi-finales.
Le président français Emmanuel Macron assure qu'il se rendra au Qatar si la France se qualifie en demi-finales.
© Maxppp - YOAN VALAT

À trois jours du début de la Coupe du monde de football au Qatar, Emmanuel Macron a estimé qu'il ne fallait pas "politiser le sport". La compétition suscite plusieurs polémiques, à tel point que certains supporters ont décidé de boycotter l'événement.

À trois jours du lancement de l'événement, la Coupe du monde de football au Qatar fait plus parler pour son coût climatique et humain que pour son enjeu sportif. En France, des villes et des supporters ont même décidé de boycotter l'événement. Mais pour le président français, il ne faut pas "politiser le sport""Je pense qu'il ne faut pas politiser le sport. Ces questions-là, il faut se les poser quand on attribue l'événement", a lancé Emmanuel Macron jeudi, lors de son déplacement à Bangkok à l'occasion du sommet Asie-Pacifique.

La Coupe du monde "a fait avancer les choses" au Qatar

Emmanuel Macron, qui se rendra au Qatar si la France arrive en demi-finales, a insisté sur le fait que "c'était une très mauvaise idée de politiser le sport", en rappelant que Paris allait organiser les Jeux olympiques en 2024. La Fifa a attribué l'organisation de la compétition au pays en 2012. À l'approche de l'événement qui début dimanche, les polémique s'enchaînent tant sur les conditions de vie des travailleurs locaux que sur l'impact environnemental des stades climatisés ou de la place des femmes et des minorités LGBTQ+ dans le pays.

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"C'est bon" pour le Qatar de recevoir le Mondial, le premier jamais organisé dans le monde arabe, car la compétition "a fait avancer les choses", dans les réformes, a-t-il insisté. "Ce qui marche mieux, c'est de dire : 'Vous voulez une grande compétition, venez rejoindre nos grands traités, nos grandes instances'. Ce qu'a fait le Qatar." "Ça va amener des changements. En-tout-cas, c'est l'espoir que je nourris. (...) Ils vont changer de modèle", a également ajouté Emmanuel Macron.

Les Bleus prudents dans leurs prises de positions

Le message d'Emmanuel Macron a été également repris par la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra,  invitée de France Inter jeudi"Il faut vraiment préserver les joueurs des polémiques, les laisser se concentrer sur le jeu, laisser les supporters vivre leur passion pour le foot sans les culpabiliser, ne pas opposer les peuples et voir plutôt ce qui les rassemble", a expliqué la ministre. "Quand on a des objections, il faut se poser les questions politiques au bon moment, c'est-à-dire au moment de l'attribution des événements et pas à la veille de leur démarrage", a-t-elle ajouté.

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Arrivée mercredi à Doha, l'équipe de France, au centre de l'attention à ce sujet, reste prudente dans ses prises de position sur les droits de l'Homme. Les joueurs ont notamment renoncé à une initiative commune à plusieurs sélections européennes, qui souhaitent que leurs capitaines portent durant la compétition un brassard à bandes colorées, en soutien à la lutte contre les discriminations. La raison avancée ? La Fifa n'a toujours pas donné son feu vert quant à cette opération, alors que l'homosexualité est criminalisée dans l'émirat. Il faut "montrer du respect", au pays organisateur, s'est également justifié le capitaine de Bleus Hugo Lloris.