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Coupe du monde : les personnes LGBT+ "auront toujours mon soutien, peu importe où je serai", dit Griezmann

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Antoine Griezmann, attaquant de l'équipe de France de football, vendredi au Qatar.
Antoine Griezmann, attaquant de l'équipe de France de football, vendredi au Qatar.
© AFP - Franck Fife

L'attaquant des Bleus Antoine Griezmann a réaffirmé, depuis le Qatar, son soutien aux personnes de la communauté LGBT+ en conférence de presse vendredi. L'équipe de France doit affronter la Pologne dimanche en huitième de finale de la Coupe du monde.

Les membres de la communauté LGBT+ "savent qu'ils auront toujours mon soutien, peu importe où je serai dans le monde", a déclaré vendredi le Français Antoine Griezmann, interrogé sur le Mondial au Qatar, pays où l'homosexualité est criminalisée. Interrogé sur ses prises de position passées et sur une éventuelle gêne à l'idée de disputer une Coupe du monde au Qatar, pays où l'homosexualité est passible de poursuites pénales, le champion du monde 2018 a répondu vendredi en conférence de presse.

"Un peu gêné ? Oui et non. Peu importe où je serai dans le monde, [les personnes LGBT+] savent qu'ils auront toujours mon soutien. Mais je suis footballeur, c'est ma profession. Mon pays m'appelle pour jouer une compétition, je viens avec fierté. Ils ont tout mon soutien, tout mon respect", a-t-il insisté.

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Le milieu offensif de l'équipe de France avait fait la couverture du magazine LGBT+ Têtu en mai 2019, dans un contexte de polémiques sur l'homophobie persistante dans les stades de France. "L'homophobie n'est pas une opinion, mais un délit. Et, désormais, si un joueur tient des propos homophobes sur le terrain, je pense que j'arrêterai le match", avait-il affirmé.

"Rester dans le cadre"

"Je préfère rester dans mon cadre, qui est un cadre sportif", avait estimé pour sa part en début de compétition le capitaine de l'équipe de France Hugo Lloris en conférence de presse, trois jours après avoir annoncé qu'il ne souhaitait pas porter de brassard arc-en-ciel lors du Mondial. "La Fifa organise la compétition, elle définit un cadre, des règles. Nous, joueurs, ce qu'on nous demande, c'est de jouer au football et de représenter nos pays sportivement", avait alors déclaré le gardien des Bleus assurant toutefois qu'il y a "différentes causes qui sont louables, qu'il faut soutenir".

Un "silence indifférent" des Bleus, dénoncé par plusieurs associations de lutte contre l'homophobie, dont "Rouge direct" qui oeuvre dans le monde du football. Quelques jours après la déclaration de Lloris, la Première ministre française, Elisabeth Borne, avait estimé vendredi que c'était  "une bonne chose" que les joueurs qui participent à la compétition puissent s'exprimer sur leurs valeurs.