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Covid-19 : bataille judiciaire pour les victimes d'effets secondaires possiblement liés au vaccin AstraZeneca

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15 familles ont déposé une plainte contre X pour homicide involontaire après le décès d'un proche qui s'était fait vacciner il y a peu.
15 familles ont déposé une plainte contre X pour homicide involontaire après le décès d'un proche qui s'était fait vacciner il y a peu.
© AFP - Gabriel Bouys

Quinze personnes sont décédées après avoir été vaccinées à l'AstraZeneca, depuis le début de la vaccination en France. Certaines ont contracté une forme rare de thrombose veineuse. Douze enquêtes sont ouvertes pour tenter de déterminer les causes précises de ces décès.

Ces quinze décès sont-ils dus à l'AstraZeneca ? C'est la question que se posent les familles qui ont décidé d'aller en justice pour le savoir. La plupart des personnes avaient plus de 55 ans ; il s'agissait en grande partie de retraités éligibles à la vaccination. Mais il y avait aussi deux soignantes de 38 et 41 ans. Elles ont développé une forme rare de thrombose veineuse, quelques jours après leurs vaccinations à l'AstraZeneca. 

Parmi les morts, il y avait aussi Anthony, un étudiant en médecine de 24 ans, décédé à Nantes le 18 mars dernier. "L'autopsie d'Anthony indique que le décès a été provoqué par une hémorragie massive survenue à la suite d’une thrombose au niveau de la rate. Et des caillots de sang ont été retrouvés au niveau du cerveau", indique à France Inter Me Etienne Boittin, avocat de la famille de la victime. 

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"À ce stade, rien n’indique de manière certaine que ce vaccin est à l’origine du décès__", poursuit-il. "Mais il commence à y avoir un faisceau d’indices allant dans ce sens. Car l’autopsie a montré qu’Anthony n’avait pas de cancer, ni de virus, ni d’infection bactérienne."

Une plainte collective contre X pour homicide involontaire

La famille d'Anthony, et les quatorze autres familles de victimes que représente Me Boittin, ont déposé une plainte contre X pour homicide involontaire. Un qualificatif difficile à démontrer en matière de santé publique, mais que l'avocat a choisi pour obtenir l'ouverture rapide d'une enquête. "Bien évidemment, cette qualification est évolutive", précise Me Boittin. "On envisage en fonction des éléments de l'enquête de déposer une plainte sur le terrain de la tromperie aggravée, éventuellement, ou sur d'autres qualifications juridiques pertinentes au regard des investigations."

Du côté des associations d'aide aux victimes, le son de cloche est le même. "Rien ne nous permet d'affirmer que la mort de ces personnes est liée au vaccin", explique Catherine Gaches, présidente du réseau des victimes d'accident vaccinaux. "Néanmoins, une majorité de plaintes vise AstraZeneca, des familles de victimes ont noté que leurs proches étaient décédés suite à des thromboses qui surviennent après l'injection de ce vaccin."

Les familles attendent aujourd'hui les rapports d'autopsie pour connaître les causes exactes de la mort de leurs proches. Au total, douze enquêtes sont en cours à travers la France, dont trois menées par le pôle santé publique du parquet de Paris. En parallèle, le parquet de Valenciennes a décidé d'ouvrir une information judiciaire.