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Covid-19 : que disent les indicateurs, alors que le gouvernement prévoit de déconfiner ?

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Jean Castex doit s'exprimer jeudi soir lors d'une conférence de presse.
Jean Castex doit s'exprimer jeudi soir lors d'une conférence de presse.
© AFP - Xose Bouzas / Hans Lucas

Si le gouvernement prévoit déjà de lever certaines restrictions, la situation sanitaire reste très fragile, comme le montre l'analyse des dernières données épidémiologiques publiées.

Bientôt le bout du tunnel ? En donnant les premières étapes de la levée des restrictions au mois de mai (protocole sanitaire dans les écoles, fin des limites de déplacements, réouverture de commerces et lieux de culture), l'exécutif fixe un cap. Celui d'une sortie progressive et territorialisée des mesures de freinage et ce malgré la fragilité de la situation sanitaire actuelle.

Le gouvernement s'appuie sur le fait que les restrictions, depuis début avril, semblent commencer à porter leurs fruits, avec un début de baisse, très progressive, des contaminations. "Nous pourrions être au pic ou proches de l'être", a souligné le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal mercredi**. Point sur les indicateurs du Covid-19 en France, à quelques heures d'une nouvelle conférence de presse de Jean Castex.**

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En moyenne, toujours plus de 32.300 nouveaux cas par jour

Ces sept derniers jours, en moyenne,on comptabilise toujours plus de 32.300 nouveaux cas de coronavirus par jour, en France. Depuis le 19 mars, nous ne sommes jamais descendus sous la barre des 30.000, mais l'on constate ces derniers jours une légère tendance à la baisse.  

C'est toujours moins qu'au pic de la deuxième vague, en novembre (jusqu'à 48.000 nouveaux cas quotidiens en moyenne), mais il faut avoir à l'esprit que l'on teste moins depuis les vacances, notamment à cause des vacances scolaires unifiées.

Le R est sous le 1

Le taux de reproduction du virus, le fameux "R", est sous la barre du 1 (au-dessus, l'épidémie progresse). Il est actuellement à 0,98, sur une ligne de crête.

Le taux d'incidence national en baisse

Côté incidence, au niveau national, le taux glissant sur sept jours a baissé toute la semaine dernière. 410 cas pour 100.000 habitants au 12 avril, 337 au 18 avril, dernier chiffre consolidé disponible. Le pic de novembre (près de 500 cas pour 100.000 habitants au plus fort) n'a pas été atteint. 

Moins de départements au-dessus des 400 cas pour 100.000 habitants

Mais certaines régions restent plus touchées que d'autres, d'où, sans doute, l'approche une nouvelle fois territorialisée avancée par le gouvernement. Alors que près d'un quart des départements avaient, il y a trois semaine, une incidence de plus de 400 cas pour 100.000 habitants, comme le montre notre carte, on n'en compte plus qu'une quinzaine : Seine-Saint-Denis, Val-d'Oise, Val-de-Marne, Paris, Bouches-du-Rhône, Seine-et-Marne, Essonne, Oise, Sarthe, Hauts-de-Seine, Rhône, Yvelines, Loire, Nord et Aisne. 

Près de 6000 patients actuellement hospitalisés en soins critiques

Actuellement, on compte 5.959 patients dans les services français de soins critiques. C'est plus qu'au pic de la seconde vague, qui avait comptabilisé jusqu'à 4.900 patients en réanimation. Si les remontées de tests virologiques permettent de constater une légère baisse, elle ne se ressent pas encore sur la courbe du nombre cumulé de patients actuellement à l'hôpital et en soins critiques. 

En revanche, le nombre moyen d'hospitalisations quotidiennes (lissé sur sept jours), semble être sur une tendance à la baisse. On est actuellement sur une moyenne de 1.893 hospitalisations chaque jour, tandis qu'il y a 10 jours, la moyenne était autour de 2.000. 

Idem pour les admissions en soins critiques, qui, il y a dix jours, frôlaient les 500 nouveaux patients en réanimation chaque jour, contre un peu moins de 450 ces jours-ci. Faible recul... mais recul quand même ?