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Covid-19 : six prises de sang pour aider la recherche sur la persistance de la réponse immunitaire des vaccins

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Avec six prises de sang sur deux ans, vous pouvez aider la recherche qui étudie la réponse immunitaire aux vaccins et sa persistance
Avec six prises de sang sur deux ans, vous pouvez aider la recherche qui étudie la réponse immunitaire aux vaccins et sa persistance
© Maxppp - jaboutier

Les vaccins contre la Covid-19 donnent-ils la même réponse vaccinale qu'on soit en bonne santé ou atteint de certaines pathologies ? Et combien de temps dure cette réponse ? Pour le savoir, les chercheurs ont besoin de vous. Six prises de sang, étalées sur deux ans suffisent à faire progresser la recherche.

Alors qu'une course variants-vaccins est engagée, il est primordial pour la mise au point de vaccins efficaces, d'évaluer l'efficacité sur différents types de populations. Tout le monde ne répond pas de la même façon aux vaccins, les personnes âgées, les malades... Il faut connaitre ces différentes réponses, la recherche a donc besoin de volontaires pour un suivi. 

C'est le cas aujourd'hui de l'ANRS| Maladies infectieuses qui lance des cohortes de suivi pour lesquelles l'agence de recherche a besoin de profils particuliers.

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Plus de 10 000 personnes vont être suivies, pour étudier la réponse immunitaire aux vaccins avec constitution de deux groupes : un groupe de 1 850 personnes, ne présentant pas de pathologies, qui sera comparé à un autre, de 8 650 personnes avec des maladies particulières, susceptible de rendre moins répondants aux vaccins. On parle ici des personnes transplantées, souffrant d'obésité, de diabète (type 1 ou 2) ou encore de rhumatismes inflammatoires chroniques.

Le Professeur Odile Launay est infectiologue, elle conduit cette étude menée dans 35 structures hospitalières : "l'objectif, c'est de regarder comment ces populations répondent à la vaccination et comment leur réponse est maintenue au cours du temps, et ça comparativement à une population contrôle, explique le professeur Launay. "S'il y a des échecs à la vaccination, il faut essayer de comprendre pourquoi. Est-ce que c'est parce qu'ils répondent moins bien ? Ou est-ce parce qu'on est confronté à des variants qui sont moins bien contrôlés par la vaccination ? Pour nous, c'est capital d'avoir ces données pour savoir, chez ces personnes, à quel moment il faudra faire les rappels et est-ce qu'il y aura des rappels plus fréquents qu'en population générale."

Les volontaires pourront se faire vacciner et bénéficieront d'un suivi

Participer à cet essai, ça peut être l'occasion aussi, pour des personnes non vaccinées, de bénéficier du vaccin et d'un suivi régulier qui nécessitera, en tout et pour tout, six prises de sang étalées sur deux ans.

Participer à cette recherche, c'est permettre d'adapter les vaccins, et ce sera indispensable face aux nouveaux variants.

Si vous êtes volontaires pour faire avancer la connaissance sur la réponse vaccinale, vous pouvez vous inscrire sur la plateforme COV-POPART (pour Covid - population particulière). Une étude sous l'égide de l'ANRS| Maladies infectieuses, une agence de l’Inserm.