Crise du Covid : Édouard Philippe placé sous le statut de témoin assisté par la CJR

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Crise du Covid : Édouard Philippe placé sous le statut de témoin assisté par la CJR

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Édouard Philippe, en septembre au congrès du parti Horizons
Édouard Philippe, en septembre au congrès du parti Horizons
© AFP - Bertrand Guay

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a été placé sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République dans l'enquête sur la gestion de l'épidémie de Covid-19 par le gouvernement, selon Franceinfo. Il devait initialement être entendu lundi.

L'ancien Premier ministre Édouard Philippe a été placé sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République (CJR), a annoncé Franceinfo ce samedi. Initialement convoqué lundi, il a finalement été entendu avec près d'une semaine d'avance, le 18 octobre dernier, avait appris Le Monde plus tôt.

Responsabilité dans la première vague du Covid

Dans le cadre de cette enquête portant sur la gestion de l'épidémie de Covid-19 par le gouvernement, Édouard Philippe échappe donc à la mise en examen. Il est placé sous ce statut, intermédiaire, de témoin assisté, pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "abstention volontaire de combattre un sinistre". L'information judiciaire avait été ouverte à la suite de 23 plaintes retenues par la CJR.

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Début octobre, dans une interview, il avait contesté "vigoureusement les incriminations qui lui sont reprochées". Les juges de la CJR tentent, dans cette enquête, de déterminer si le gouvernement a eu une part de responsabilité dans la première vague de l'épidémie en particulier, et donc dans le bilan du Covid-19 en France, qui pour l'heure s'élève à plus de 150 000 morts.

Agnès Buzyn mise en examen, Olivier Véran également visé

Parmi les faits qui sont reprochés et sur lesquels les personnes entendues doivent s'expliquer, le retard dans les indications sur le port du masque, le maintien des élections municipales de mai 2020 ou le délai avant d'activer le centre interministériel de crise.

La ministre de la Santé qui était en fonction au moment du début de la crise, Agnès Buzyn, a quant à elle été mise en examen l'an dernier par la CJR pour "mise en danger de la vie d'autrui", dans le cadre de cette même information judiciaire. Elle est également placée sous le statut de témoin assisté pour la deuxième infraction, celle "d'abstention volontaire de combattre un sinistre".

Son successeur, Olivier Véran, est aussi visé par l'enquête, mais il n'a pas encore été convoqué à ce stade. Trois magistrats membres de la commission d'instruction sont en charge de cette information judiciaire.