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CRITIQUE - Faut-il se laisser tenter par "Falcon et le Soldat de l'Hiver", la nouvelle série de Marvel ?

"Falcon et le soldat de l'hiver" une série TV produite par Malcolm Spellman, avec les acteurs Anthony Mackie (Falcon) Sebastian Stan (James Barnes alias le Soldat de l'hiver), 2021
"Falcon et le soldat de l'hiver" une série TV produite par Malcolm Spellman, avec les acteurs Anthony Mackie (Falcon) Sebastian Stan (James Barnes alias le Soldat de l'hiver), 2021
- Disney

Après "Wanda Vision", Marvel signe sa deuxième série, parallèlement aux films "Avengers" où ils avaient dernièrement vaincu le grand méchant Thanos, mais non sans avoir laissé d'importants sévices sur nos héros. On y rejoint cette fois-ci Falcon et James Barnes, alias le soldat de l'hiver, pour un duo épique.

La série présentée par Xavier Leherpeur

Le premier est noir. Le second est blanc. Le premier est capable de voler. Le second possède un bras en vibranium. Le premier est un légendaire membre des Avengers. Le second a un lourd passé de soldat à la solde de Hydra. Le premier a reçu des mains de Steeve Rogers, le bouclier du Captain America. Le second lui reproche de l'avoir refilé à un autre Captain America qui n'a pas l'air vraiment taillé pour la responsabilité. 

Une série de Malcolm Spellman, producteur et scénariste sur la série Empire. Elle réunit Sébastien Stan, Anthony Mackie et Daniel Brühl.

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Marianne Levy salue "une série simple dans un monde trop compliqué"

"Je l'avoue, je me suis laissée aller au plaisir maximum du pop corn et de la feelgood TV ! Pourtant, passer du temps avec ce faucon en collant quand t'as pas une relation hyper intense avec Captain America… c'est compliqué… 

Mais ces gars-là, ils m'ont eue ! Pas avec leur castagne de Playmobil sous amphétamine, mais avec leur "En thérapie" revu et assaisonné à la sauce super héros ! 

Cette approche analytique est une manière très maligne d'actualiser une formule binaire où tout est noir et blanc et jamais rien n'est gris. Il est question de mal, de bien, de méchants et de gentils… 

Il n'y a pas vraiment de fond mais la forme est bien. Les comédiens font leur job en collants moulants, sans short à paillettes, malheureusement !

Et, en ce moment, je trouve que c'est assez thérapeutique pour nous aussi de passer du temps avec des gars qui promettent une réponse simple dans un monde où tout est compliqué. 

Benoît Lagane a passé "un moment sympathique" et y voit des airs de "l'Agence tous risques"

"Bon ce n'est pas la série de la semaine, ni de l'année non plus. 

C'est l'antithèse de la série Wanda Vision sortie il n'y a pas si longtemps sur Disney, une autre série Marvel qui pouvait intéresser tout le monde, même ceux qui ne connaissaient rien à l'univers Marvel. Là, pour ceux qui ne connaissent rien à l'univers Marvel, c'est peut-être moins évident mais, globalement, ceux qui aiment l'univers vont certainement se régaler.

Cette série prépare la future trilogie de films avec les nouveaux Avengers, c'est assez clair.

Ça ressemble à "L'arme fatale" en super-héros, c'est le buddy movie. 

On a le même plaisir à regarder cette série qu'avec L'Agence tous risques. Ça n'allait pas très très loin, c'était juste fun, mais il y avait surtout plein de scènes d'action".

Si la série n'a pas passionné Ava Cahen, elle reconnait qu'elle porte un certain sens du drama humain

"Il faut avoir bac +5 en Avengers et je suis très mauvaise en la matière… Je n'y comprends rien. Je n'y connais rien. Et, justement, c'est ce que j'aimais dans la série précédente Wanda vision, qui fédérait beaucoup plus largement, notamment pour ces nombreux clins d'œil à Ma sorcière bien aimée, plutôt qu'à celles qui sont faites ici à Thanos… (qui, dans l'univers Marvel, a éradiqué la moitié de la population terrestre, il y a quelque temps. population qui, entre temps, est revenue). 

C'est la crise des super-héros : ils n'ont plus la cote, soit ils font désormais partie du patrimoine, soit du commun des mortels… C'est ce qu'on voit dans l'épisode 1, par exemple, où on refuse carrément un prêt bancaire à Falcon. Bon, le banquier lui réclame quand même un selfie, comble de l'ironie. Et le soldat de l'hiver, lui, commence une thérapie parce qu'il en a gros sur la patate. Donc s'assemblent précarité psychologique et économique, c'est le monde post-éclipse !

La série joue sur deux tableaux : d'un côté, elle se présente comme une série d'actions pures avec combats dans les airs, au sol, ou sur le toit d'un gros camion, etc, affiche des combats un peu en mode jeu vidéo. Et de l'autre côté, et c'est ce qui m'intéresse le plus, c'est quand la série essaie de tendre vers le thriller terrien, vers le drama humain, car, là, on explore un peu plus la psychologie et les obsessions des super-héros. 

Et puis, il y a ce nouveau Captain America, John Walker, qui dit qu'il n'a pas de super-pouvoirs, mais qu'il a du courage. On a envie d'y croire nous aussi. 

Que reste-t-il du legs des Avengers ? C'est ça la question que pose la série.

Jaime bien le côté Buddy série, les vannes et les copains ! 

Ce n'est pas une série qui me passionne, mais ce n'est pas non plus un flop .

Aller plus loin

"Falcon et le Soldat de l'Hiver" de Malcolm Spellman

8 min

► La série est disponible sur Disney + depuis le 19 avril.

🎧  Chaque samedi à 20h, retrouvez les critiques d'Une heure en séries, réunis autour de Xavier Leherpeur, pour parler séries télévisées.