Publicité

CRITIQUE - "Wonder Woman 1984" avec Gal Gadot : un film "nul, catastrophique et lourdingue" d'après Le Masque

Découvrez pourquoi les critiques du Masque & la Plume n'ont pas aimé "Wonder Woman 1984" de Patty Jenkins
Découvrez pourquoi les critiques du Masque & la Plume n'ont pas aimé "Wonder Woman 1984" de Patty Jenkins
- 2020 Warner Bros / DC

Après la Première Guerre mondiale, ce second "Wonder Woman" nous transporte dans les années 1980 où Diana se retrouve confrontée à deux nouveaux ennemis redoutables, que sont Max Lord et Cheetah. La super-héroïne n'a pas du tout convaincu les critiques du "Masque & la Plume".

Le film présenté par Jérôme Garcin

Le second opus devait sortir l'an passé et sort finalement en VOD et DVD chez Warner. C'est la suite du comic book movie que Patty Jenkins avait réalisé en 2017, avec toujours Gal Gadot dans le rôle titre de Diana Prince, Wonder Woman, version féminine, féministe de Super Woman. 

On est 70 ans après les évènements du premier volet, en pleine Guerre froide. Notre guerrière amazone travaille dans un institut de recherche à Washington. Sur une pierre de rêve, elle ressuscite son amant décédé. Elle affronte Maxwell Lord, un homme d'affaires en faillite qui a dérobé la fameuse pierre qui a le pouvoir d'exaucer tous les souhaits. Et puis elle s'envole vers un satellite. Tout cela dans le décor des années 1980. 

Publicité

Le film dure 2h30.

C'est assez rasoir et très laid. On manque d'action…

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Eric Neuhoff : "ce n'était vraiment pas la peine de faire ce film"

EN : "Je n'ai pas vu le premier, mais je suis sûr d'une chose, c'est que c'est la suite de trop… alors que c'est la seule. 

Si les salles rouvrent pour voir ce genre de truc, je préfère que la pandémie continue…

Ça commence comme Gladiator, puis ça se poursuit un peu comme du mauvais Luc Besson, si ça n'était pas un pléonasme. C'est très dommage parce que, au début, on a l'actrice Robin Wright qui disparaît au bout de cinq minutes après avoir dit une phrase à graver dans le marbre de l'époque : "La grandeur n'est pas ce que vous pensez, aucun vrai héros n'est né de mensonges". Et… je n'ai rien compris à ça…

J'ai regretté que ça se passe dans les années 1980 parce que, apparemment, l'héroïne était une amazone enveloppée dans du papier de chocolat, c'était assez rigolo, et les années 1980 sont quand même très très laides. 

La seule chose un peu intéressante, c'est que la méchante, c'est la blonde, et la gentille, c'est la brune. Ça, c'est très très original. 

À un moment donné aussi, il y a un faux Trump, un homme d'affaires qui veut prendre le pouvoir partout. Il y a une parodie, on ne sait pas pourquoi, du film Working Girl (1988) qui consiste en "du café, du thé, moi". On se demande ce que ça vient faire là. Et tout est comme ça. 

C'est vraiment un film inutile, qui colle aux doigts comme de la barbe à papa

Et puis il y a une grosse erreur, c'est que, en 1984, les gens ne disaient pas encore "Happy Holiday" à la place de "Merry Christmas". On avait encore le droit de souhaiter Noël aux gens".

Camille Nevers estime que "le film n'est pas la hauteur de ce qu'il voudrait être et manque d'action"

CN : "Je sais que le film a été descendu par tout le monde, mais je ne vais pas non plus le sauver. J'ai vu le premier dont je ne me souviens presque pas. En revanche, je me souvenais bien de l'ouverture, et de la même façon, j'ai bien aimé l'ouverture chez les Amazones cette fois-ci. Je trouve qu'il y a toujours quelque chose d'assez graphique, ce côté des Amazones qui refont les jeux du cirque, je trouve ça plutôt réussi.

Mais tout change après quand on arrive dans un temps plus contemporain. 

Je suis une fan de l'actrice Kristen Wiig qui fait la blonde pseudo-méchante. C'est une comique qui vient du Saturday Night Five et qui, quand elle s'habille comme Olivia Newton-John à la fin de Grease, me fait plutôt sourire. 

Le film n'est pas à la hauteur de ce qu'il voudrait être

Le film aurait dû sortir à la fin de l'année dernière, à Noël. D'ailleurs, la fin du film se passe comme un miracle de Noël. Ça aurait dû être un film critique envers Trump vraiment très chargé. Là, il tombe un peu trop tard et le côté peau de chagrin qui consiste à penser que plus on fait de souhaits, plus on devient malheureux, fait qu'on est pris dans une sorte de spirale infernale…

Le film n'est pas tellement dans l'action, il ne se passe pas grand chose

Les actrices Gal Gadot (Wonder Woman) et Kristen Wiig (Cheetah) dans "Wonder Woman 1984" de Patty Jenkins
Les actrices Gal Gadot (Wonder Woman) et Kristen Wiig (Cheetah) dans "Wonder Woman 1984" de Patty Jenkins
- Warner Bros / DC

Pierre Murat : "ni fait ni à faire !"

PM : "La première poursuite arrive au bout de 1h25 sur 2h30 ! 

Hitchcock avait quand même raison quand il disait que, dans ce type de film, si le méchant est réussi, le film est sauvé. 

Ils ont divisé la méchante en deux mais ce n'est pas pour ça que le film est deux fois plus intéressant.

Là, on a deux méchants. Le premier est absolument affligeant, au point que même James Bond n'oserait pas imaginer un type comme ça, aussi bête, aussi crétin, aussi embêtant, aussi emmerdant que ce méchant-là, avec ses histoires qui, à la fin, tombe à genoux devant son gamin en prônant la rédemption américaine dont on nous rebat les oreilles et qui est absolument catastrophique. Et puis l'autre méchante, une femme que même le pire misogyne n'aurait pas pu inventer… C'est quand même l'histoire d'une femme qui est protégée par l'héroïne et qui n'a qu'une chose à faire, c'est la trahir, lui piquer ses pouvoirs et être une garce absolue avec elle… 

Si le cinéma d'après est pire que le cinéma d'avant, ça vaut vraiment pas la peine…

Michel Ciment "sidéré par un bouillon insipide et lourdingue"

MC : "D'abord, je trouve que la dernière phrase du dialogue, "ça fait vraiment plaisir à voir", rentre en totale contradiction après les 2h30 catastrophiques ! J'ai été sidéré par l'audace de ce dialogue. 

Il faut dire que Patty Jenkins avait fait un premier Wonder woman (2017) qui était tout à fait visible, mais dont elle n'avait pas écrit le scénario. Peut-être que tout le problème est là : elle a décidé d'écrire le scénario et ce film se retrouve être un bouillon insipide avec ce personnage de Trump, même si je crois que ça n'aurait rien changé s'il était sorti sous sa présidence. Ce personnage est absolument grotesque. On regrette Tim Burton, Mars Attacks, l'humour, la fantaisie, etc. 

Tout est extrêmement lourdingue

Le pire des misogynes n'aurait pas pu imaginer un personnage de blonde aussi catastrophique. Il faut dire que la blonde méchante, ça date des années 1930. Ça nous replonge dans le passé car c'était le début de la coloration des cheveux, c'était l'artifice avec la blonde qui dissimulait ses traits, sa méchanceté, sa fatalité".

L'acteur Pedro Pascal interprète Maxwell Lord dans "Wonder Woman 1984" de Patty Jenkins
L'acteur Pedro Pascal interprète Maxwell Lord dans "Wonder Woman 1984" de Patty Jenkins
- 2020 Warner Bros / DC

Le film 

▶︎ En VOD sur UniversCiné, Canal Plus, Amazon Prime Video et sur Google Play

🎧  Écoutez l'ensemble des critiques échangées à propos de ce film sur le plateau du Masque et la Plume :

"Wonder Woman 1984" de Patty Jenkins

8 min

► Retrouvez les critiques du Masque et la Plume, réunis autour de Jérôme Garcin, pour parler cinéma, théâtre ou littérature.

Toutes les autres critiques de films du Masque et la Plume sont à retrouver ici