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Culture : quelles pistes pour sortir les intermittents de l'ornière du Covid-19 ?

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Manifestants lors de l'occupation du théâtre de l'Odéon à Paris, le 17 avril 2021
Manifestants lors de l'occupation du théâtre de l'Odéon à Paris, le 17 avril 2021
© AFP - Myriam Tirler / Hans Lucas

Il était très attendu : le rapport Gauron sur le régime de l'intermittence a été remis mercredi à Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture. Il imagine deux pistes pour rebondir après l'année blanche qui doit prendre fin le 31 août.

La première piste vise à "aménager des 'filets de sécurité' pour garantir que tous les bénéficiaires restent couverts" au-delà de la  date couperet du 31 août. Cette option permettrait de "décaler dans le temps la future date anniversaire des intermittents, pour leur garantir une couverture qui serait prolongée d'une durée minimale de six ou huit mois."

L'autre option est la prolongation pure et simple de l’année blanche, d'un an ou de 6 mois. Cela nécessiterait de passer par voie législative.

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Plus protectrice pour les intermittents, cette piste ne serait pas forcément plus égalitaire, selon le rapport. Car elle risque de ne pas protéger les intermittents qui n'ont pas été couverts par le dispositif de l’année blanche, notamment ceux qui n'avaient pas réuni leur quota d'heures en 2019. C'est le cas par exemple des jeunes qui sont entrés sur le marché du travail en 2020, et qui sont les oubliés de ce dispositif.

Des mesures qui risquent de ne pas suffire

Le rapport propose de créer, de manière temporaire, une allocation d’aide à l’insertion d’une durée de six mois. Condition : avoir moins de 30 ans. Il propose aussi d'abaisser le seuil pour prétendre au droit à une indemnisation, et actionner tous les dispositifs d'aide à l’embauche.

Ces mesures seront-elles suffisantes aux yeux des partenaires sociaux ? Ce n'est pas certain. Depuis le 6 mars, plus de 100 théâtres sont occupés. Dans les revendications, il y a certes une attente vis-à-vis de la prolongation de l'année blanche, mais surtout la demande du retrait pur et simple de la réforme de l'assurance chômage. Et sur ce dossier, le gouvernement (qui devra trancher après avoir dialogué avec les partenaires sociaux) reste silencieux.