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Dans les théâtres, la réouverture se fait sur fond de tension sociale

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Flashmob sur le parvis du théâtre de l'Odeon pour défendre la culture, les précaires, et contre la reforme du chômage (avril 2021)
Flashmob sur le parvis du théâtre de l'Odeon pour défendre la culture, les précaires, et contre la reforme du chômage (avril 2021)
© AFP - Nicolas Portnoi / Hans Lucas

Certains théâtres ont rouvert dans le pays, d'autres - surtout dans le privé - attendront le 9 juin de passer à 75% de jauge, quand une partie reste encore fermée, occupée par des intermittents. Un mouvement initié par l'occupation de l'Odéon depuis le 4 mars, dans un contexte de dialogue social encore tendu.

Dans ces lieux occupés, les revendications dépassent le monde de la culture. Avec en premier lieu, le retrait pur, simple et définitif de la réforme de l’assurance-chômage et le maintien des droits pour tous les chômeurs jusqu’à la reprise totale des activités. C'est la raison pour laquelle dans les théâtres occupés, il n'y a pas que des intermittents, mais aussi d'autres précaires.

La CGT reconnait cependant que le mouvement a permis d’obtenir des avancées pour les salariés du secteur culturel. La prolongation de l'année blanche jusqu'au 31 décembre avec les filets de sécurité en est une. Mais aux yeux du syndicat ce n'est pas suffisant, d'où la crispation dans certains lieux comme l'Odéon à Paris ou la Criée à Marseille, qui ont annulé leurs représentations. 

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Sur le Vieux-Port, des dizaines de personnes occupent 24 heures sur 24 le théâtre. Des intermittents mais aussi des étudiants, des sans-papiers. Ils inscrivent leur mouvement dans une convergence de luttes : anti-raciste, antisexiste ou contre les violences policières. Le monde de la Culture est bien démuni. Car sur ces sujets, les directions des théâtres n'ont pas la main : elles sont, ici, prisonnières d'un bras de fer entre les syndicats et le gouvernement.