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Déjà condamné, pro-Pétain, encarté chez LR : ce que l'on sait sur l'agresseur présumé d'Eric Zemmour

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Eric Zemmour a été agrippé alors qu'il entrait dans la salle [photo d'illustration].
Eric Zemmour a été agrippé alors qu'il entrait dans la salle [photo d'illustration].
© AFP - Samuel Boivin / NurPhoto

L'homme suspecté d'avoir agressé Eric Zemmour lors de son meeting à Villepinte dimanche doit être présenté à un juge d'instruction ce mercredi. Il est âgé de 27 ans, habite La Garenne-Colombes. Il est encarté chez Les Républicains depuis un mois.

Une information judiciaire a été ouverte après l'agression d'Eric Zemmour lors de son meeting à Villepinte (Seine-Saint-Denis), dimanche dernier. Alors que le candidat entrait dans la salle, un homme lui a sauté au cou, le faisant basculer vers l'avant. La sécurité est aussitôt intervenue et le jeune homme mis en cause a été interpellé et placé en garde à vue. 

Le suspect a été déféré mardi soir au tribunal judiciaire de Bobigny et devait être présenté à un juge d'instruction ce mercredi. Le parquet a requis l'ouverture d'une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours, avec préméditation, en état de récidive légale". Le médecin qui a examiné Eric Zemmour juste après l'agression a en effet conclu à neuf jours d'incapacité temporaire de travail. Toutefois, d'après nos informations, le candidat ne s'est pas présenté au rendez-vous fixé à l'Unité médico-judiciaire, qui devait permettre de conforter ce diagnostic.

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De Juvin à Zemmour en passant par Ciotti

D'après nos informations, le mis en cause a 27 ans, il est entrepreneur dans le secteur du tourisme et réside à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Très critique de la politique d'Emmanuel Macron, conservateur sur les questions de politique familiale, passionné par le général de Gaulle, il est adhérent Les Républicains depuis un mois, a confirmé la direction du parti. Sur Twitter, l'homme affiche d'ailleurs son soutien à Philippe Juvin, maire de sa commune, et candidat à la primaire des Républicains. Au second tour, il explique avoir voté Eric Ciottti "pour que la France redevienne la France que nos parents et grands-parents ont connu".

Restent alors plusieurs zones d'ombre : pourquoi était-il présent au meeting d'Eric Zemmour et pourquoi ce geste ? En garde à vue, le suspect a assuré ne pas avoir voulu blesser le candidat et s'est présenté comme un sympathisant, débordé par son enthousiasme. Pourtant, sur Twitter, il avait critiqué vertement le candidat, en le qualifiant de "cracheur de merde". En revanche, ces derniers mois, il affichait clairement sur les réseaux sociaux son souhait de réhabiliter le maréchal Pétain. 

Le jeune homme a déjà été condamné pour des violences au cours des cinq dernières années. Le procureur a également retenu la préméditation. Il a requis son placement sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en contact avec Eric Zemmour et interdiction de détenir ou de porter une arme.