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Des appels à la démission du président de la Banque Mondiale, accusé d’être climatosceptique

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David Malpass, à New-York, le 19 septembre.
David Malpass, à New-York, le 19 septembre.
© AFP - Riccardo Savi

Plusieurs ONG appellent à la démission du président de la Banque Mondiale après son refus d’évoquer l’impact des énergies fossiles sur le réchauffement climatique, lors d’une table ronde organisée à New-York, mardi.

Le président de la Banque mondiale est dans la tourmente. David Malpass est vivement critiqué depuis son refus de dire s’il acceptait ou non le consens scientifique sur le réchauffement climatique et le rôle des énergies fossiles, mardi, lors d’une table ronde. Les débats se déroulaient dans la cadre de la Semaine du climat, organisés à New-York.

Incité par le public à se prononcer

À trois reprises, le modérateur des débats a demandé à David Malpass : "Acceptez-vous le consensus scientifique insistant sur le fait que l'usage des énergies fossiles réchauffe dangereusement et rapidement la planète ?" Le président de la Banque mondial a esquivé puis refusé de répondre. "Je ne suis pas scientifique", a fini par rétorquer David Malpass, incité par le public à se prononcer. Il préfère mettre en avant "l'énorme effort" réalisé par la Banque mondiale pour aider au financement de la lutte contre le réchauffement climatique.

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Cette déclaration a provoqué de vives réactions de la part d’ONG de défense de l’environnement, comme Luisa Galvao, de l'association Les Amis de la Terre : "La Banque mondiale ne peut pas être dirigée par un climatosceptique. Le président Biden et le conseil d'administration de l'institution doivent le licencier immédiatement." Bronwen Tucker, d'Oil Change International, ajoute : "Avec (David) Malpass à sa tête, on ne peut pas faire confiance à la Banque mondiale pour être un partenaire du développement durable". Interrogée par l'AFP, la Banque mondiale s'est refusée à tout commentaire.

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Un proche de Donald Trump

La controverse a débuté la veille, quand l’ancien vice-président Al Gore a qualifié David Malpass "de négationniste du climat" et appelé à son licenciement. Le président de la Banque mondiale a été nommé par Donald Trump en 2019, il est considéré comme un fidèle de l'ancien président américain. Al Gore estime que l’institution a pris des mesures insuffisantes pour aider les pays en développement à mener des projets en faveur du climat : "Étant donné que près de 90% de l'augmentation des émissions à venir proviennent des pays en développement, nous devons éliminer les couches supérieures de risque de l'accès au capital dans ces pays en développement."