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"Droit de regard des policiers" sur la justice : après le tollé, Olivier Faure rétropédale

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Olivier Faure a participé mercredi 19 mai au rassemblement des policiers
Olivier Faure a participé mercredi 19 mai au rassemblement des policiers
© AFP - NICOLAS PORTNOI / HANS LUCAS

Lors du rassemblement des policiers, le premier secrétaire socialiste avait proposé que ceux-ci aient un "droit de regard" sur les décisions de justice, "jusqu'aux aménagements de peines". Face au tollé suscité à gauche, Olivier Faure a reconnu ce jeudi une "expression malheureuse".

Marche arrière toute. Après le tollé suscité la veille par sa proposition de donner aux policiers un "droit de regard" sur les peines prononcées par la justice, Olivier Faure a reconnu dans un tweet une expression "malheureuse".  "La démocratie fonctionne avec des institutions où le rôle de chacun est défini, et les pouvoirs séparés. Jamais je ne transigerai avec ces principes", écrit le premier secrétaire du parti socialiste.

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Des propos qui ont fait hurler à gauche

Mercredi, interviewé par BFM TV alors qu'il participait au rassemblement des policiers à Paris, Olivier Faure avait estimé que les forces de l'ordre, afin de "ne pas être dépossédées" des peines "administrées aux condamnés", devaient pouvoir "continuer à avoir un avis sur la question", "jusqu'au moment des aménagements de peines". Et de proposer de leur accorder "un droit de regard" sur les décisions de justice, "même si évidemment on ne va pas remplacer les juges par des policiers".

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Peu après, dans une série de tweets, il avait exhorté les observateurs à ne pas le "caricaturer", et développé sa pensée, proposant "d'élargir aux policiers les commissions pluridisciplinaires uniques", qui "évaluent la dangerosité ou la vulnérabilité des détenus", et "examinent les parcours d'exécution des peines".

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Les propos du patron du PS ont fait bondir bon nombre de responsables de gauche, jusque dans son propre camp. "Oui au soutien à la police endeuillée et confrontée à des violences (...), non à la confusion qui résulterait d'un droit de regard de la police sur les décisions de justice", a tweeté la députée socialiste Valérie Rabault. "Bah ouais, on va pas se mentir, ça a toujours été un peu surfait quand même ce principe à la con de séparation des pouvoirs... RIP l'État de droit", a ironisé l'eurodéputé écologiste David Cormand.

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"Le fond est-il atteint ? Au secours Jaurès", a réagi le chef de file de la France Insoumise Jean Luc Mélenchon. "Je me demande à quel point la démagogie d'Olivier Faure est révélatrice de sa perte de repère idéologique et politique", renchérissait le député LFI Ugo Bernalicis.