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Embrasement au Proche-Orient : le Conseil de sécurité de l'ONU en ordre dispersé

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Un bâtiment détruit par une frappe israélienne, à Gaza
Un bâtiment détruit par une frappe israélienne, à Gaza
© AFP - MAJDI FATHI / NurPhoto

La troisième réunion d'urgence dimanche du Conseil de sécurité des Nations Unies n'a pas permis d'arriver à une déclaration commune, alors que les frappes aériennes et les tirs de roquette se poursuivent entre Israéliens et Palestiniens.

Réuni en urgence et en visioconférence pour évoquer le conflit israélo-palestinien, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a fait ni déclaration commune ni propositions pour sortir de la situation d'embrasement au Proche-Orient. 

Ce dimanche encore, au moins 42 Palestiniens ont été tués dans les frappes israéliennes menées sur Gaza. À Jérusalem, une attaque à la voiture bélier a blessé plusieurs policiers. "Ce cycle insensé d'effusion de sang, de terreur et de destruction doit cesser immédiatement", a exhorté le secrétaire général des Nations Unis Antonio Guterres en ouverture de la réunion du Conseil de sécurité, mettant en garde contre le risque de "déclencher une crise sécuritaire et humanitaire incontrôlable" dans la région.

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Pour autant, cette réunion virtuelle a été le théâtre de l'habituel échange de diatribes entre Palestiniens et Israéliens. "Certains ne veulent pas utiliser ces mots - crimes de guerre et crimes contre l'humanité - mais ils savent que c'est la vérité", a tonné le ministre palestinien des Affaires étrangères, qui a dénoncé "l"agression" d'Israël contre le "peuple palestinien" et ses "lieux saints". 

"Le Hamas a choisi d'accélérer des tensions, utilisées comme prétexte, pour commencer cette guerre", a rétorqué l'ambassadeur israélien aux États-Unis et à l'ONU. 

En parallèle de la réunion, les 15 membres du conseil de sécurité ont poursuivi des négociations sur un texte commun visant à faire cesser les hostilités. Mais d'après plusieurs sources diplomatiques à l'AFP, l'administration Biden continuait de refuser toute déclaration conjointe. Une "obstruction" déplorée par la Chine qui est à l'origine, avec la Norvège et la Tunisie, d'un projet de texte depuis une semaine.

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Négociations parallèles

Pour autant, d'autres contacts diplomatiques ont lieu en parallèle. La plupart des chancelleries européennes ont pris langue avec les deux parties. D'autres ont dépêché leurs envoyés spéciaux sur le terrain : le sous-secrétaire adjoint américain pour les affaires israéliennes et palestiniennes Hady Amr a entamé des pourparlers samedi. Des émissaires des Émirats arabes unis et de l'Égypte sont également présents sur le terrain. D'après la presse arabe ce dimanche, une première proposition de trêve concrète a été émise par Le Caire dès vendredi.