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Emmanuel Macron promet 10 000 lits de réanimation : peut-on vraiment atteindre ce chiffre ?

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Face à l'afflux de malades graves du Covid-19 les capacité d'accueil en réa devraient passer de 7.665 lits actuellement à plus de 10.000.
Face à l'afflux de malades graves du Covid-19 les capacité d'accueil en réa devraient passer de 7.665 lits actuellement à plus de 10.000.
© Radio France - Hélène Chevallier

Emmanuel Macron a annoncé, mercredi soir, des "renforts supplémentaires" en réanimation pour faire face à l'afflux de malades graves du Covid-19 et passer "dans les prochains jours" à plus de 10 000 lits, contre 7 665 actuellement. Un objectif qui avait déjà été évoqué précédemment par le président.

Ce jeudi matin, 5 053 patients sont en réanimation. Si besoin, la France pourra en accueillir "un peu plus de 10 000", c'est du moins la promesse faite par Emmanuel Macron. Mercredi soir, le président a annoncé des "renforts supplémentaires" pour faire face à l'afflux de malades graves. Le 28 octobre déjà, lors de l'annonce du deuxième "grand confinement", le chef de l'État avait donné cet objectif. 

Y est-on parvenu ? Comment ? 

Mais 10 000 lits en réanimation, c'est le double de la capacité habituelle en France. Un objectif défini à l'issu de la première vague et pour lequel une stratégie a été mise en place. Selon ce plan, réactivé quand la troisième vague s'est faite plus menaçante, chaque hôpital est prié de pousser les murs, de déprogrammer, bref de s'organiser pour accueillir plus de malades Covid graves. Chaque région a un nombre de lits surnuméraire défini, en coordination avec les agences régionales de santé. 

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Pour parvenir à ces 10 000 lits, on déprogramme des opérations non-urgentes, on reporte des rendez-vous. Des soignants de chirurgie ont reçu une formation express aux gestes de la réanimation. Des respirateurs ont été achetés et du curare stocké pour pouvoir plonger les malades dans le coma. 

La montée en charge se fait au fil de l'eau

Lors de la deuxième vague, 7 000 lits avaient suffi. Aujourd'hui, ça ne suffit plus : il faut encore libérer des places. Dans certaines régions, pourtant, la limite est déjà atteinte. C'est le cas dans les Hauts-de-France où la capacité en est à 95%. Il va à nouveau falloir envisager des transferts vers des régions moins tendues comme la Bretagne ou la Nouvelle Aquitaine. En Île-de-France, on envisage de monter à 2 250 lits de réanimation. 79% sont déjà sont déjà occupés. PACA en est à 72% ; Grand Est à 64% et la Nouvelle-Aquitaine à "seulement" 52%.