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Euthanasie : près de 300 députés écrivent à Jean Castex pour pouvoir poursuivre les débats

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La proposition de loi, déposée par Olivier Falorni, a commencé à être examinée le 8 avril dans l'hémicycle
La proposition de loi, déposée par Olivier Falorni, a commencé à être examinée le 8 avril dans l'hémicycle
© AFP - Arthur Nicholas Orchard / Hans Lucas

Dans une lettre adressée au Premier ministre, 296 députés de tous bords demandent au gouvernement d'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la proposition de loi sur la fin de vie. Malgré le soutien d'une majorité de parlementaires, son examen n'avait pas pu aller à son terme le 8 avril, faute de temps.

Ils veulent pouvoir aller au bout des débats. Dans une lettre qu'a pu consulter France Inter, près de 300 députés de tous bords demandent ce vendredi au Premier ministre d'inscrire à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale la proposition de loi autorisant l'euthanasie. 

Le texte, avait commencé à être examiné le 8 avril dans l'hémicycle. Ouvrant la voie à "une fin de vie libre et choisie", il rendait possible le "recours à une assistance médicalisée à mourir" pour toute personne "capable et majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable". L'article 1, autorisant l'euthanasie, avait été adopté par 240 voix contre 48. Mais faute de temps, et en raison de l'obstruction de certains parlementaires (3 000 amendements avaient été déposés), les débats n'avaient pas pu aller à leur terme. 

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"Poursuivre le travail parlementaire" sur "cet important sujet de société"

"Il importe maintenant de poursuivre ce travail parlementaire", écrivent les 296 signataires du courrier adressé à Jean Castex, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon (LFI), Olivier Faure (PS) ou encore Sacha Houlié et Mounir Mahjoubi (LREM). "Les Français demandent instamment à ce que tout soit fait dans la période actuelle pour protéger les vivants et pour humaniser l’agonie des mourants. Nous ne pensons pas que cette loi se prête à un débat de campagne électorale (...) Il nous paraît préférable d’organiser dès maintenant le travail parlementaire souhaitable pour avancer sur cet important sujet de société."

Plutôt que d'inscrire l'examen du texte dans la niche d'un groupe ou d'un autre, les députés signataires demandent au gouvernement du temps parlementaire. 

"Le progrès qui en résultera s’inscrira dans une démarche humaniste de proclamation d’un droit fondamental, celui des personnes en fin de vie à maîtriser leur mort, comme cela se généralise actuellement au niveau européen et international", écrivent les auteurs de la lettre.