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Futurs mariés et organisateurs de mariage sont toujours dans le flou à six jours du déconfinement

Covid 19 : organiser un mariage est difficile voire impossible depuis 14 mois
Covid 19 : organiser un mariage est difficile voire impossible depuis 14 mois
© Getty - Phynart Studio

À quoi vont ressembler les mariages après le déconfinement le 19 mai ? Que sera-t-il possible de faire ? Jauge, couvre-feu, intérieur, extérieur... Professionnels et futurs mariés sont toujours dans l'expectative.

Après quatorze mois de quasi-inactivité, et malgré le calendrier de sortie de la crise sanitaire annoncé par le gouvernement, des PME de l'événementiel, organisateurs de mariages ou traiteurs se disent toujours "dans le brouillard" quant à l'horizon de reprise d'une activité normale. Les mariés aussi !

Le couvre-feu, point d'achoppement des discussions 

Les lieux de réception (salles de fêtes, etc.) pourront accueillir à nouveau des événements assis à compter du 19 mai, avec une place sur trois occupée et des convives "en quinconce entre chaque rangée", puis une place sur deux à compter du 9 juin, avant une occupation normale des lieux – y compris debout – en respectant les gestes barrières, à partir du 30 juin. Mais il faudra attendre le 1er juillet pour la fin du couvre-feu : il est maintenu jusqu'à 21 heures à compter du 19 mai, et passera à 23h à partir du 9 juin. 

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Les professionnels ont demandé au ministère de l'Economie des dérogations pour repousser le couvre-feu au delà de 21 heures. 

"Mais pour l'instant, selon nos informations, il ne devrait pas y a voir de dérogation pour les invités qui ont prévu de rentrer chez eux après le mariage" affirme Melissa Humbert-Ferrand, cofondatrice de l’Union des professionnels solidaires de l’évènementiel, invitée du journal de 13 heures de ce jeudi. On ignore en revanche comment ça se passera dans les lieux qui proposent aussi un hébergement.

Invité également, Baudoin Allizon propriétaire du Château de Vair (Loire-Atlantique), lieu de réception proche d'Angers, Nantes et Ancenis, qui ne cache pas non plus son inquiétude. 

C’est une tension et un enjeu très importants. C’est inadmissible que nous n’ayons pas ces informations-là à six jours de la réouverture", regrette Baudoin Allizon, du Château de Vair. 

Lundi, à neuf jours de la réouverture des terrasses, des commerces et d'autres activités, Matignon a pourtant apporté des précisions sur les modalités de reprise de divers secteurs. 

Certains en sont à leur troisième report

"Nous tenons à rassurer le gouvernement : il y aura  très peu de mariages en mai et juin ! On va travailler entre 0 et 20% ! " ironise Baudoin Allizon. 

"Là, ceux qui maintiennent sont des couples qui ont vraiment besoin d'avancer dans leur projet et qui en sont à leur deuxième ou troisième report" renchérit Melissa Humbert-Ferrand. "Ils ont vraiment besoin de se marier pour avancer". 

En 2020, 155 000 mariages ont été célébrés en France, enregistrant une chute vertigineuse de 30% par rapport à 2019, en raison de la crise de la Covid bien entendu.

Si on n'a pas de mesures claires, les mariés de mai et juin vont reporter ou annuler par manque de visibilité" prévient Boudoin Allizon. 

Des aides qui n'ont pas suffi

Les congés payés des salariés du secteur commencent à s'accumuler. En effet, l'État a assumé le coût de 10 jours seulement sur un an. Par ailleurs, le Fonds de solidarité ne couvre pas tous les coûts fixes. Les aides publiques aux entreprises des secteurs les plus affectés par la crise sanitaire seront maintenues à l'identique en mai, mais vont diminuer entre juin et août.

Le fonds de solidarité indemnise actuellement les entreprises du tourisme, de la culture, du sport, de l'événementiel et de secteurs connexes en leur versant par mois, soit 10 000 euros, soit 20% de leur chiffre d'affaires d'avant-crise. Le dispositif est maintenu, mais avec une indemnisation moindre et dégressive : elle représentera d'abord 40% de la perte de chiffre d'affaires, puis 30% en juillet et 20% en août, avec toujours un plafond d'indemnisation de 20% du chiffre d'affaires.