Publicité

Gériatre, vétérinaire, pédopsychiatre… Qui sont les quatre nouveaux membres du conseil scientifique ?

Par
Quatre nouveaux spécialistes ont été nommés au sein du conseil scientifique.
Quatre nouveaux spécialistes ont été nommés au sein du conseil scientifique.
- DR, captures d'écran

Quatre nouveaux médecins viennent enrichir le conseil scientifique qui accompagne le gouvernement depuis le début de la crise sanitaire, en mars 2020. Voici leur profil.

Le conseil scientifique s'enrichit de quatre nouveaux membres. Un décret, paru mardi au Journal officiel, a annoncé ces nominations. Ces médecins viennent compléter ce collège créé en mars 2020 pour aider le gouvernement face à la crise, présidé par le médecin et immunologiste Jean-François Delfraissy, et qui rend régulièrement des avis sur la situation sanitaire du pays et les mesures à prendre pour freiner l'épidémie de Covid-19. Le dernier en date, début janvier, était signé par 13 spécialistes, dont la réanimatrice Lila Bouadma, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet ou le virologue Bruno Lina. Mais la nomination d'un vétérinaire, par exemple, était réclamée et très attendue par certains.

Qui sont ces quatre nouveaux membres ?

  • Catherine Chirouze, infectiologue

Infectiologue et cheffe du service des maladies infectieuses et tropicales au centre hospitalo-universitaire (CHU) de Besançon (Doubs), Catherine Chirouze exerce depuis bientôt 25 ans. Elle s'est, jusqu'alors, peu exprimée au niveau national sur l'épidémie.

Publicité
  • Angèle Consoli, pédopsychiatre

Alors que l'impact psychologique de la pandémie sur les enfants, les adolescents et les jeunes adultes fait de plus en plus débat, la présence d'une pédopsychiatre dans le conseil scientifique ne sera pas de trop. Angèle Consoli, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent, exerce à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

  • Olivier Guérin, gériatre et président de la Société française de gériatrie

C'était sans doute un autre manque, au sein du conseil, même si ce dernier consultait évidemment des spécialistes sur la question : le chef du pôle gériatrie du CHU de Nice (Alpes-Maritimes) et président de la Société Française de gériatrie et de gérontologie rejoint l'équipe emmenée par Jean-François Delfraissy.

Ancien adjoint à la Santé du maire de Nice, Christian Estrosi, il s'est exprimé au moment du début de la campagne vaccinale soulignant cette "mesure barrière très puissante", saluant que c'était "l'honneur de la République" d'avoir choisi de vacciner "les plus vulnérables" en premier, à savoir les résidents en Ehpad.

  • Thierry Lefrançois, vétérinaire

C'est sans doute le plus attendu de tous au sein de ces quatre promus. La présence d'un vétérinaire était réclamée depuis longtemps, notamment pour l'expérience de la profession à gérer les situations épidémiques et leur connaissance des coronavirus. "Les dernières décennies ont été marquées par des crises sanitaires qui ont souvent mis en évidence l’interdépendance entre l’animal, l’humain et les écosystèmes", souligne d'ailleurs, dans un communiqué, le ministère de l'Agriculture qui salue cette nomination. 

Thierry Lefrançois est spécialiste en épidémiologie des maladies infectieuses animales tropicales au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) de Montpellier.

Conseil contesté ?

Néanmoins, le poids du conseil scientifique est, depuis quelques semaines, interrogé par une partie de l'exécutif, notamment à cause des sorties (un peu trop médiatiques pour eux) de son président, Jean-François Delfraissy, fin janvier. Il avait notamment contredit Olivier Véran sur la stratégie vaccinale et son objectif de vacciner 70 millions de personnes d'ici la fin du mois d'août.

Par ailleurs, le collège d'experts n'a plus publié d'avis depuis plus d'un mois, même s'il continue de se réunir et d'envoyer des notes au gouvernement (qui est donc seul à avoir connaissance des recommandations). "Aucun problème" entre les deux parties, rapporte franceinfo. Et les réunions sont toujours aussi régulièrement organisées qu'avant. Mais le conseil n'est désormais "plus premier dans l'arbitrage" expliquait récemment un ministre à France Inter