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Guerre en Ukraine : le navire amiral de la flotte russe, le Moskva, a coulé en mer Noire

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Le Moskva, ici en mer en 2015
Le Moskva, ici en mer en 2015
© AFP - Max DELANY

Jeudi soir, le navire russe Moskva, au large des côtes ukrainiennes, a coulé, touché par un missile ukrainien selon Kiev, victime d'un incendie accidentel selon les Russes. Un revers majeur pour Moscou, qui pourrait pousser à une escalade de violence.

C'est l'un des plus gros revers de l'armée russe depuis le début du conflit ukrainien, et une humiliation majeure pour la Russie : le vaisseau amiral russe en mer Noire, le Moskva, a coulé jeudi soir. Selon Kiev, il a été touché par des missiles de croisière Neptune de fabrication ukrainienne. Selon la Russie, ce navire lance-missiles a été touché par un incendie accidentel qui l'a "gravement endommagé" et qui a causé une explosion de munitions dans sa cale.

Le navire a probablement chaviré avant de couler

Apparemment, les dommages subis par la coque du Moskva étaient trop importants pour permettre son remorquage vers son port d'attache à Sébastopol, c'est en tout cas ce qu'explique le ministère de la Défense russe. Le Moskva était, quelle qu'en soient les raisons, trop handicapé pour pouvoir naviguer dans une mer houleuse, il a probablement chaviré avant de couler.

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Le navire était en difficulté depuis le début de l'incendie à bord, dans la nuit de mercredi à jeudi : les 500 hommes d'équipage avaient pu être évacué, affirme la marine russe, qui n'a pas donné de bilan humain. Précédemment dans le conflit, la Russie avait déjà perdu un navire de débarquement, touché par un missile dans le port de Berdyansk.

Un risque d'escalade ?

Selon le porte-parole du Pentagone John Kirby, c'est un "coup dur" pour la Russie, mais qui laisse craindre une escalade. Selon le chef de la CIA, William Burns, une attaque avec une arme nucléaire de faible puissance ou d'ordre tactique serait envisageable.

La Russie, dont l'offensive annoncée dans le Donbass n'a pas commencé, a menacé de frapper "des centres de prise de décision" à Kiev, "ce que l'armée russe s'est retenue de faire jusqu'à présent". Dans la nuit de jeudi à vendredi, de puissantes explosions ont en effet été entendues à Kiev.

Jeudi par ailleurs, la Russie a accusé son voisin d'avoir bombardé des villages russes frontaliers, faisant sept blessés civils, des affirmations que l'Ukraine a réfutées. En parallèle, jeudi également, le Parlement ukrainien a voté une résolution qualifiant l'offensive russe de "génocide".