Publicité

Hausse des prix, pénurie de personnel... Les nombreux défis de la rentrée scolaire 2022

Par
Les élèves de primaire et collégiens vont faire leur rentrée le jeudi 1er septembre.
Les élèves de primaire et collégiens vont faire leur rentrée le jeudi 1er septembre.
© AFP - ADRIEN NOWAK / HANS LUCAS

La rentrée scolaire inquiète. Du fait de l'inflation, autour de 6%, les fournitures scolaires et les repas de la cantine vont augmenter. Les écoles font par ailleurs face à une pénurie d'enseignants et de chauffeurs.

Alors que les élèves profitent de deux dernières semaines de répit, la rentrée scolaire, prévue le 1er septembre, suscite beaucoup d'inquiétudes. De la hausse des prix à la pénurie d'enseignants et de chauffeurs de transports scolaires, les défis à relever sont nombreux. France Inter fait le point.

Des fournitures scolaires et des repas plus chers

Cette rentrée scolaire est placée sous le signe de l’inflation et risque de pénaliser les familles. La hausse des prix concerne tout d'abord les fournitures scolaires, dont "les prix peuvent évoluer de 10% à 40%" selon les produits, estimait dès juin dernier Eric Labastie, secrétaire général de la FCPE au micro de France Info. Certaines enseignes se sont donc engagées à modérer leurs tarifs.

Publicité

Le coût des repas dans les cantines et des activités périscolaires sera aussi affecté. Côté restauration, "on subodore une hausse de 5 à 10%" indiquait Eric Labastie, toujours sur France Info. La flambée des prix des matières premières et de l’énergie a contraint les municipalités à revoir leurs budgets. Certaines, de petite taille ou en zone rurale, ont déjà annoncé une augmentation de leurs tarifs de cantine. D’autres vont absorber ce surcoût pour ne pas pénaliser les familles. Mais pour combien de temps ? Il existe néanmoins des solutions : les familles ne doivent pas hésiter à faire appel aux fonds sociaux disponibles dans les collèges et lycées en cas de difficultés financières. Par ailleurs, l'allocation de rentrée scolaire (Ars) est versée à partir du 16 août à plus de 3 millions de familles.

Pénurie d'enseignants et de chauffeurs de bus

La pénurie de certains personnels va aussi peser sur cette rentrée, dans les transports scolaires tout d’abord. Le métier de chauffeur, avec ses horaires décousus et ses salaires peu élevés n’attire plus. 2 millions d’élèves empruntent habituellement les transports scolaires et ils pourraient être 400.000 touchés par ce manque de chauffeurs.

Dans les classes également, on peine à recruter des professeurs. Lors des derniers concours que les candidats ont passés au printemps, près de 4.000 postes n’ont pas été pourvus. La pénurie concerne surtout les écoles primaires des académies de Créteil et de Versailles où 50% des postes de titulaires sont non pourvus. Dans les collèges et les lycées, les difficultés se concentrent sur des disciplines comme l’allemand, les langues anciennes, la physique-chimie et les mathématiques. Les rectorats ont donc procédé au recrutement massif de contractuels. Ceux qui n’ont jamais enseigné vont bénéficier d’une formation à partir de la semaine prochaine, 10 jours avant la rentrée.