Hidalgo et Montebourg prêts à se ranger derrière une candidature commune de la gauche

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Hidalgo et Montebourg prêts à se ranger derrière une candidature commune de la gauche

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Arnaud Montebourg et Anne Hidalgo lancent un appel à l'union de la gauche
Arnaud Montebourg et Anne Hidalgo lancent un appel à l'union de la gauche
© Radio France

A cinq mois de la présidentielle, Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg lancent un appel aux autres candidats de gauche afin d'empêcher la gauche de disparaître. La maire de Paris appelle à l'organisation d'une primaire avec l'ensemble de candidats de gauche, quand l'ancien ministre invite à désigner un candidat commun.

Face aux divisions de la gauche et la montée en puissance des candidats de droite et d'extrême-droite à cinq mois de la présidentielle, la candidate socialiste Anne Hidalgo, appelle à "organiser une primaire" de la gauche. Elle a détaillé son appel aux autres prétendants lors d'une interview ce mercredi soir au journal de 20h de TF1. Au même moment, Arnaud Montebourg, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, invite les candidats de gauche à se rassembler derrière "un candidat commun".

Le risque de voir la gauche disparaître

La maire de Paris et l'ancien ministre de l'économie partagent un même constat, la gauche risque de disparaître si elle n'est pas unie. "Nous ne pouvons pas perdre plus de temps, parce qu'il y a urgence à parler de ces sujets qu'on ne voit plus du tout dans les débats politiques. Ces sujets sur le service public, sur l'hôpital public, sur l'école, sur les retraites, sur l'écologie", détaille Anne Hidalgo sur TF1. "Cette gauche fracturée, cette gauche qui désespère beaucoup de nos concitoyens, doit se retrouver, se rassembler pour gouverner. Et la conséquence que j'en titre c'est qu'il faut organiser une primaire de cette gauche, arbitrée par nos concitoyens. Je sais qu'ils seront très nombreux à vouloir ils participer parce qu'ils souhaitent retrouver l'histoire", dit-elle.

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Arnaud Montebourg quant à lui explique qu'il "refuse la fatalité des cinq candidatures de gauche lorsque toutes les autres familles politiques sont quasiment réunifiées derrière la leur." Il avertit : "Si les gauches ne se regroupent pas, éparpillées et disparates, elles disparaitront dans le brouhaha de leurs désaccords".

Ceux qui veulent gouverner ensemble

"Pour y contribuer, je suis près à offrir ma candidature à un projet commun et à un candidat commun. Et j'invite mes concurrents et mes camarades à faire de même", lance Arnaud Montebourg. La porte est-elle autant ouverte à Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, Fabien Roussel et Yannick Jadot, qui jusqu'à présent n'ont jamais d'une même voix accepté une candidature de rassemblement ? Ou même Christiane Taubira, dont le nom vient de refaire surface avec une rumeur de candidature ? Arnaud Montebourg et Anne Hidalgo font en tous cas tous les deux allusion aux  "cinq candidats" à gauche.

En cas de refus d'organiser une primaire, la candidate socialiste écarte un retrait de sa candidature : "Je suis dans une situation où j'ai plus que 500 signatures et parrainages, où j'ai une organisation politique qui est là avec une organisation de campagne." Dans les derniers sondages d'opinion, les candidats de gauche, désunis, sont en mauvaise posture. D'après le sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien/Aujourd'hui en France publié ce mercredi soir, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon recueillerait 8% des suffrages, suivi de l'écologiste Yannick Jadot avec 7%, puis Anne Hidalgo, à 5% des voix, et enfin Arnaud Montebourg et le communiste Fabien Roussel au coude à coude à 2,5%