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HISTOIRE - 150 ans de La Commune de Paris : la quête d'une république démocratique et sociale

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Les 150 ans de La Commune de Paris (1871-2021) : la quête d'une république démocratique et sociale. Une photo de la Barricade de la Chaussée Ménilmontant, Paris, 18 mars 1871
Les 150 ans de La Commune de Paris (1871-2021) : la quête d'une république démocratique et sociale. Une photo de la Barricade de la Chaussée Ménilmontant, Paris, 18 mars 1871
© Getty - Bettmann / Contributeur

Après la révolution des "Trois Glorieuses" de juillet 1830 et celle de février 1848, mettant respectivement fin à la Restauration et à la Monarchie de Juillet, la Commune de Paris de 1871 confirme la déchéance du Second empire et le discrédit du peuple parisien à l'égard de la République conservatrice naissante.

Un chant de la commune a résonné de nouveau au pied de la butte Montmartre, jeudi 18 mars, via la réinterprétation d'une chanson communarde écrite en 1871 sur fond de La Marseillaise de Rouget de Lisle. Dans l'émission "C'est bientôt demain", Antoine Chao est allé voir ce qu'il en était 150 ans après, dans le cadre de l'inauguration d'une exposition itinérante ayant ressuscité le souvenir de la Commune de Paris. 

L'occasion de revenir sur son histoire et le rôle qu'a joué ce mouvement révolutionnaire parisien dans l'invention de la République sociale et démocratique.  

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Des revendications héritées de la Révolution française de 1789

La commune de 1871 représente le moment charnière de la fin du XIXe siècle en France. C'est justement parce qu'elle a tant marqué les esprits jusqu'à aujourd'hui, et qu'elle traduit une immense complexité historique, qu'on peine à savoir comment commémorer son 150e anniversaire (1871-2021). Cet évènement fondamental de l'histoire de France reste incompréhensible et difficilement déchiffrable si on oublie de la lier aux 6 mois qui précèdent sa mise en place, avec, en premier lieu, la proclamation de la IIIe République en septembre 1871, qui lui est fondamentalement inhérente pour comprendre ses mécanismes. 

Impossible de l'analyser exclusivement sur le temps court, de ne pas la relier aux spécificités historiques qui sont celles du XIXe français, marqué par la valse de régimes politiques antinomiques les uns des autres (république, monarchie constitutionnelle, empire…) se succédant sur un intervalle de temps relativement court, entrecoupés de manière constante par des mouvements révolutionnaires. 

Depuis la Révolution, l'idéal d'une république plus sociale, démocratique et populaire reste ancré dans les esprits de nombreux Français. Paris connait une longue série d'états de sièges au cours du siècle pour le revendiquer à chaque changement de régime. 

Sur le temps long, c'est en 1789 que la Commune de Paris trouve ses origines. Mais, sur le temps court, ce sont les enjeux de la guerre franco-allemande, le péril d'une France occupée par la Prusse, accompagnés par le fiasco de la mise en place d'une IIIe République récupérée par un pouvoir conservateur et monarchiste qui la génère. La Commune de Paris, en tant qu'évènement historique, ne saurait se suffire à lui-même pour être compris et suffisamment contextualisé.

La Commune : le résultat d'une précarité qui fermente depuis longtemps

Malgré l'enrichissement général, le progrès des conditions d’existence depuis la Révolution française, la précarité ne disparaît pas pour autant et prend des formes nouvelles, liées à l'industrialisation progressive du pays. Le pouvoir bourgeois n'en finit pas d'essuyer les frustrations et revendications de la nouvelle classe ouvrière en gestation. Ceux que Léon Gambetta appelle "les oubliés". L'idéal des républicains les plus avancés est de mener le combat pour favoriser une plus grande division de la propriété, que le capital soit mieux réparti et favoriser une meilleure existence politique. C'est sur cette base sociale que le républicanisme communard va se fonder. 

À la fin du XIXe siècle, la France est touchée par une crise agricole, une baisse des prix du secteur liée à la concurrence libérale et internationale, à l’industrialisation, au développement des transports, à l’urbanisation croissante dont le symbole même est l’haussmannisation et les transformations de Paris, l’attrait des villes favorise un exode rural vers les villes. Nombreux sont les paysans qui abandonnent leur terre. L'industrie provoque le déclassement de nombreux secteurs artisanaux. C'est la période où le socialisme républicain et le mouvement ouvrier se rencontrent, prônant l'organisation autonome des ouvriers, des tendances coopératives et revendicatives. L'idée d'une République démocratique et sociale fait son chemin chez le peuple parisien et les populations des grandes villes. Les oppositions à l'Ordre social sont en pleine gestation et laissent apparaitre une première coalition de républicains de tous bords. Ce qui laisse transparaitre une véritable espérance de transition démocratique. L'empire s'enlise, le climat social se tend, les mouvements sociaux se multiplient, les esprits sont fortement échauffés à la veille de la IIIe République.

La nouvelle République dans l'impasse face à la Prusse (septembre 1870 - mars 1871)

Aux conditions de vie sociales et économiques vient se greffer la menace de la guerre extérieure. En 1870, le chancelier allemand Bismarck est l’homme fort de l’Europe. Il est sur le point de consolider l'union de l'Allemagne et estime qu’une victoire contre la France est nécessaire pour parachever ce dessein national. La provocation prussienne et la déroute militaire française qui s'ensuit déchaine l’opinion française qui réclame la guerre et la déchéance du Second empire. Mais les Prussiens écrasent les troupes françaises. Napoléon III est défait à Sedan, le 1er septembre 1870. Débâcle qui conduit les Parisiens à réclamer la IIIe République sans se résoudre à la paix face à la Prusse. Un gouvernement provisoire de défense nationale est formé le 4 septembre 1870. Mais la majorité conservatrice de l'Assemblée et Adolphe Thiers, voient d'un très mauvais œil la tournure des évènements : une éventuelle république sociale, agitatrice qu'il faut à tous prix éviter. L'urgence politique est, pour eux, de contenir la révolution et de faire la paix. Aller donc contre la volonté populaire parisienne.

Les Prussiens sont à Paris et la France vit l’un des hivers les plus rigoureux du siècle, sans compter un ravitaillement mal organisé, des parisiens qui meurent de faim, concentrés les uns sur les autres, qui n’hésitent pas à se nourrir d’animaux dans la rue. La capitale est systématiquement bombardée à partir de janvier 1871… Toutes ces conditions alimentent les braises de la future Commune de Paris, qui exige sans concession la sortie imminente de l’assiégeant. 

Les négociations de paix avec la Prusse mettent le feu aux poudres. Le 28 janvier 1871, l'armistice est signé et immédiatement considéré comme une trahison par les parisiens qui accusent le gouvernement de compromission avec l'ennemi extérieur. Le signe que la République démocratique et sociale est sur le point d'être enterrée par un gouvernement qui se résout formellement à rétablir la paix avec la Prusse. Mais c'est sans compter les 234 bataillons de la garde nationale prêts à tous pour résister face aux Prussiens et honorer le projet d'une république démocratique et sociale. 

La Commune de Paris (18 mars-21 mai 1871) : contre la paix et pour une république démocratique et sociale

  • Le premier sang versé de la Commune : les canons de Montmartre

Suite à l'annonce de l'occupation par les troupes prussiennes des Champs Elysées jusqu'à la Concorde, et afin que les prussiens ne les conservent pas, la Garde nationale a rapatrié ses canons à Montmartre et aux Buttes-Chaumont. Les Parisiens quant à eux refusent de capituler et se soulèvent. Le gouvernement refuse toute négociation avec les insurgés et décide de désarmer Paris en tentant de récupérer ces canons. Aux Buttes-Chaumont, dans la nuit du 17 au 18 mars 1871, celà se passe à peu près bien, en revanche, ce n'est pas le cas à Montmartre. Le journal Le Figaro en dresse un récit le 20 mars 1871 :

On s'empare des canons en fraternisant avec les soldats de la garde nationale du régiment du général Claude Lecomte qui se voit capturer par ses propres troupes. De même que le général Jacques Léonard Clément-Thomas. Les deux personnages sont exécutés sans jugement par les communards. C'est le premier sang versé de la Commune. Suite à quoi le pouvoir se déplace à Bordeaux puis à Versailles pour fuir la capitale qui s'embrase.

Une des barricades des communards à la Butte Montmartre, mars 1871
Une des barricades des communards à la Butte Montmartre, mars 1871
© AFP - ARCHIVES SNARK / PHOTO12

Le 18 mars, le comité central de la Garde nationale reprend la tête du soulèvement, s'en va occuper l'Hôtel de ville et y organise l’élection d’un Conseil général de la commune de Paris, le 26 Mars 1871. Ce sont 92 membres qui sont élus par les Parisiens qui sont près de 300 000 votants sur 485 000 inscrits. Conseil dont fait partie le célèbre peintre Gustave Courbet. Conseil aux côtés duquel gouverne une Commission exécutive. La Commune se partage entre révolutionnaires jacobins, qui revêtent des airs de Comité de salut public ; et des révolutionnaires socialistes liés à l'Association internationale du Travail. Paris n'est pas seule, elle conditionne l'esprit d'autres grandes villes du pays à se soulever et à faire état d'une indépendance administrative communale qui fera long feu plus rapidement que prévu. Comme Marseille (qui se solde par une répression sanglante dans la nuit du au 5 avril 1871), Toulouse, Narbonne, Lyon ou encore Saint-Etienne…

  • La presse et les porte-voix de la Commune 

Parvenant tant bien que mal à surmonter ses propres divisions internes, dans un climat d'urgence, la commune esquisse un projet de République démocratique, sociale et fédérative présentée par l'écrivain et journaliste Jules Vallès, membre du conseil. Un projet qui doit réaliser une autonomie et une fédération de toutes les communes de France. Les Parisiens et les parisiennes débattent en permanence des réformes sociales préconisées, en se réunissant dans les lieux les plus divers de la capitale. Dont le club de la Révolution où on se réunit pour entendre la voix résonnante de Louise Michel. De nombreux clubs révolutionnaires (à l'image de la Révolution française toujours) foisonnent du 1er au 6e arrondissement de la capitale, parallèlement à l'élévation des nombreuses barricades pour se préparer aux incursions des forces gouvernementales versaillaises, encore repliées et susceptibles de passer à l'attaque à tous moments. 

Tout cela marche en concomitance avec la fondation et la profusion de nombreux titres de presse qui se font le relai et le porte-voix quotidien des projets de réformes sociales de la nouvelle administration communarde. Le plus puissant étant celui fondé par Jules Vallès Le cri du peuple qui rapporte au jour le jour ce qu'il se passe. Le quotidien siège rue d'Aboukir, dans le 9e arrondissement. Voici un de ses nombreux articles adressés aux Parisiens, paru le 21 mars 1871, moment où la Commune est en pleine structuration : 

(C'est au sein ce journal que l'une des premières femmes journaliste, Séverine, écrit ses premiers articles en 1880. Elle en prendra la direction jusqu'en 1888) ; Eugène Vermersch redonne vie au Père Duchêne ; on compte aussi parmi eux Le Mot d'Ordre d'Henri Rochefort, sans oublier La Sociale au sein duquel officie l’écrivaine Léodile Béra, peut-être mieux connue par son pseudonyme André Léo

Bien sûr, à tous ces grands journaux communards, vient ensuite se greffer le message du célèbre théoricien allemand de la révolution, de conviction socialiste et communiste, Karl Marx qui publie, en 1871, son célèbre pamphlet La guerre civile, au nom du Conseil général de l'Association internationale des travailleurs (AIT) et par lequel il défend le mouvement et les projets de réformes sociales de la Commune. 

  • Les réformes sociales de la Commune 

Le calendrier révolutionnaire. Le suffrage universel. Une milice populaire qui remplace la conscription. L'Eglise et l'Etat sont séparés très sommairement. L'Ecole primaire est rendue laïque, gratuite et obligatoire. La suspension des loyers et des échéances des petits commerçants. La réquisition des logements libres. La fixation d'un salaire minimum. L'interdiction du travail de nuit. La réquisition des ateliers abandonnés par les patrons. Le remplacement du drapeau tricolore par un drapeau rouge. 

De nombreuses réformes sociales pour améliorer les conditions globales des classes populaires… La Commune publie ses décrets au Journal officiel. Des actions de mises en œuvre sociales qui s'opèrent sur fond de conflits civils continus entre communards et forces gouvernementales versaillaises. En guise de symbole, le 12 avril 1871, la Commune décide la destruction de la colonne Vendôme, et, le 16 mai, le monument s’effondre devant une foule nombreuse. 

La colonne Vendôme après sa démolition en mai 1871 décidée par la Commune de Paris
La colonne Vendôme après sa démolition en mai 1871 décidée par la Commune de Paris
© AFP
  • Les communardes : premières grandes féministes françaises ? 

On peut le penser. La commune donne effectivement naissance à l'un des tous premiers mouvements "féministes" de notre histoire : l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés, fondée le 11 avril 1871 par ses deux instigatrices, Nathalie Le Mel et Elisabeth Dmitrieff qui n'hésitent pas à adresser à toutes les femmes un appel aux armes. La Commune offre l'occasion à de nombreuses femmes de revendiquer une plus grande émancipation sociale et ce dès les premiers jours du soulèvement parisien sur les hauteurs de Montmartre et, en particulier, sur la place Blanche du 9e arrondissement où fut édifiée l'une des barricades les plus emblématiques du combat mené par les communardes pour le salut de la République sociale et démocratique. Relayée par la presse de l'époque comme étant "une vraie citadelle". C'est notamment Le Petit courrier de Bar sur Seine qui, dans son édition du 2 juin 1871, évoque "une barricade gardée par 120 femmes, coiffées du bonnet phrygien" : 

Une autres des égéries immortelles des femmes communardes, c'est bien sûr André Léo, dont les premières actions féministes remontent à la fin des années 1870', après avoir contribué à faire avancer l'amélioration de l'enseignement des femmes. Elle milite déjà depuis longtemps aux côtés de Louise Michel et de tous les membres influents de la fameuse association Internationale des Travailleurs (AIT) fondée en 1864 et qui a contribuer à nourrir, en amont, les revendications sociales et ouvrières qui sont celle de la Commune de Paris. Ses premières actions menées en faveur de la Commune remontent à son engagement auprès du comité de vigilance de Montmartre, fondé par Georges Clémenceau le 4 septembre 1870, maire, à ce moment-là du 18e arrondissement. Comité au sein duquel elle milite. Et par lequel, s'opèrent les premiers soulèvements à Montmartre, jouant un rôle essentiel dans la défense des canons de la Butte que Thiers a tenté de confisquer. 

Le féminisme s'est aussi paradoxalement nourri d'un fameux mythe, celui dites "des pétroleuses", qui, à l'origine, a été utilisé par les anti-communards et la presse conservatrice pour pointer du doigt les communardes, les femmes engagées dans la Commune. Un concept particulièrement misogyne et utilisé à des fins de mépris de classe, pendant la semaine sanglante où des milliers de femmes se battent sur les barricades pour défendre leur quartier. Elles incarnent le parfait bouc émissaire pour discréditer un mouvement social et démocratique qu'ils combattent et leur imputer la responsabilité des incendies des nombreux bâtiments officiels de Paris. 

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  • La Commune de Paris réprimée : "la semaine sanglante" (mai 1871)

Après avoir franchi Courbevoie, Rueil, Meudon, Châtillon, regagnant progressivement les abords de Paris, réinvestissant le village des Moulineaux, de Clamart ou encore le fort d'Issy et après avoir tenté des médiations, le gouvernement qui, comme on l'a vu plus tôt, s'est installé à Versailles, décide de reconquérir Paris. Les Communards s'organisent en quartiers et ce sont 500 barricades qui sont érigées. Le traité de paix de Francfort mettant fin à la guerre franco-allemande est signé dans la foulée le 10 mai 1871, ce qui ne manque pas d'exacerber la volonté communale.

Le dimanche 21 mai, les forces gouvernementales et l'armée du Maréchal Mac-Mahon pénètrent dans Paris, par la porte de Saint-Cloud, et la Commune se retrouve très vite isolée. De nombreux otages en font les frais notamment les dominicains d'Arcueil qui sont exécuté dans la rue Haxo. Des Communes similaires s’arrêtent au bout de quelques jours et rentrent dans le rang. Sentant la fin arriver, les Communards s'en prennent aux bâtiments publics et grands symboles de la puissance publique renvoyant à l'empire et à la monarchie. Ils incendient l'Hôtel de Ville. Du 23 au 26 mai 1871, trois communards Jules-Henri-Marius Bergeret, Victor Bénot et Étienne Boudin mettent le feu à la demeure historique des rois de France, les Tuileries en utilisant des chariots de poudre, de l'essence et du goudron liquide pour allumer l'incendie. Mais également la Bibliothèque impériale du Louvre, le Palais de Justice, la Cour des comptes, le palais d'Orsay, le Palais-Royal, Belleville…

C’est le 28 mai, au cimetière du Père-Lachaise que le dernier coup de feu est tiré. La répression fait plus de 30 000 morts, plus de 10 000 condamnations, près de 100 peines de morts et un peu plus de 4000 déportations dont Louise Michel, déportée en Nouvelle-Calédonie. Des milliers de communards sont fusillés et arrêtés. L’Etat de siège est maintenu jusqu’en 1876 et l’amnistie des communards ne sera proclamée qu’en 1880. 

Représentation de l'ultime bataille au cimetière du Père-Lachaise en mai 1871, pendant la Commune de Paris
Représentation de l'ultime bataille au cimetière du Père-Lachaise en mai 1871, pendant la Commune de Paris
© Getty - DEA / G. DAGLI ORTI / Contributeur

La République provisoire met fin aux espérances d'une République sociale, populaire et démocratique car la majorité parlementaire monarchiste, sinon conservatrice, finit par avoir raison de la Commune de Paris. L'Assemblée nationale finit même par être ralliée par des républicains avancés tels que Gambetta. Les Républicains ne triomphent vraiment qu’à partir des élections législatives de Mars 1876, et l'élection de Jules Grévy à la présidence de la République, le 30 janvier 1879. 

Aller plus loin

REGARDER - Le 13/14 : Faut-il célébrer les 150 ans de la Commune ? Réflexions avec l'historienne Laure Godineau et l'historien Quentin Deluermoz

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BIBLIOGRAPHIE - Histoire de la Commune de Paris

▶︎ Parcourez Rétronews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France, pour y retrouver tous les grands journaux de l'époque, racontant les récits, heure par heure, de la Commune de Paris.