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Énergie : Gabriel Attal annonce le prolongement du bouclier tarifaire en 2023, vers une hausse des prix de 10%

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Gabriel Attal était l'invité d'On n'arrête pas l'éco samedi matin sur France Inter.
Gabriel Attal était l'invité d'On n'arrête pas l'éco samedi matin sur France Inter.
© Radio France

Invité d'On n'arrête pas l'éco sur France Inter ce samedi, le ministre délégué au Budget annonce "maintenir un système de bouclier en 2023" pour faire face à l'inflation et particulièrement à l'augmentation des prix de l'énergie.

Le ministre délégué au Budget Gabriel Attal annonce sur France Inter ce samedi que le gouvernement "va maintenir un système de bouclier en 2023" pour faire face à la flambée des prix de l'énergie. "Je suis en train de préparer le budget et mon état d'esprit est de dire qu'il ne faut laisser dérailler ni la facture des Français ni nos finances publiques", indique le ministre, invité d'On n'arrête pas l'éco.

Cette année, le bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement a permis de limiter l'inflation. Cela consistait en plusieurs mesures, comme le gel des tarifs réglementés du gaz ou la remise à la pompe.  Selon l'Insee, qui a étudié l'impact chiffré de ces mesures, sans elles, l'inflation entre les deuxièmes trimestres de 2021 et 2022 aurait été de 3,1 points plus élevée. "Il y a eu en 2022 une augmentation bloquée à 4 % des prix de l'électricité. Ils auraient dû augmenter de 40 %", précise Gabriel Attal.

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"Nous bloquerons, là aussi, à un certain niveau d'augmentation"

"En 2023, si on ne faisait rien, la facture d'électricité augmenterait en moyenne de 100 %. Cela fait 120 euros pour la facture moyenne des Français par mois. Nous bloquerons, là aussi, à un certain niveau d'augmentation." Il s'est refusé à en dire davantage sur ce niveau, justifiant que "les arbitrages sont en cours" et "doivent être rendus dans les prochains jours". Toutefois, un niveau compris entre 10 et 20 % d'augmentation est évoqué ces derniers jours : "Je disais à l'instant qu'en 2022 on avait bloqué à 4 % une augmentation qui devait être de 40 %, je disais ensuite que c'est 100 % d'augmentation qui sont prévus [en 2023, NDLR] si on ne fait rien. Si vous gardez les mêmes ordres de grandeur, vous pouvez avoir une idée", répond le ministre.

"Protéger" le porte-monnaie des Français tout en préservant les finances publiques "n'est pas incompatible", assure le ministre du Budget. Toutefois, il le rappelle : "Dépenser sans compter, à la fin c'est taxer pour rembourser et ça, on veut l'éviter aux Français donc on est passé du 'quoiqu'il en coûte' au 'combien ça coûte'. On est obligés de faire des arbitrages et de prendre des décisions qui, quand elles sont coûteuses pour les finances publiques, doivent être le plus efficace possible, ce qui ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir une part d'effort." Le gouvernement évalue à 24 milliards d'euros le coût du bouclier tarifaire depuis son déploiement à l'automne 2021.

Réflexion sur des "crédits budgétaires" pour "accompagner les plus modestes"

Interrogé sur un possible "chèque énergie" pour les ménages les plus modestes l'an prochain, Gabriel Attal indique "prévoir dans le projet de loi de finances pour 2023 des crédits budgétaires qui permettront, dans le cas où une hausse serait importante, d'accompagner les plus modestes".