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INFO FRANCE INTER : le procès des attentats du 13-Novembre ne reprendra pas le 4 janvier comme prévu

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Le président Jean-Louis Périès va ordonner une expertise médicale de l'accusé Abdeslam dont les résultats, attendus sous 24 heures, permettront dans le meilleur des cas de reprendre le procès le 6 janvier.
Le président Jean-Louis Périès va ordonner une expertise médicale de l'accusé Abdeslam dont les résultats, attendus sous 24 heures, permettront dans le meilleur des cas de reprendre le procès le 6 janvier.
© Radio France - Valentin Pasquier

Le procès fleuve des attentats du 13 novembre 2015, entamé le 8 septembre dernier et prévu pour s'achever le 25 mai prochain, va subir un premier contretemps lié à la crise du COVID et la contamination du principal accusé, Salah Abdeslam.

Testé positif lundi, au sein du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis où il est incarcéré à l'isolement, Salah Abdeslam ne présente jusqu'à présent pas d'inquiétude particulière quant à son état de santé. Mais les procédures sanitaires vont contraindre la cour d'assises spécialement composée de Paris à décaler d'au moins 48 heures la reprise des débats la semaine prochaine, selon nos informations. 

Reprise le 6 janvier dans le meilleur cas

À l'ouverture de l'audience mardi 4 janvier, le président Jean-Louis Périès va proposer de ne reprendre le procès que le jeudi 6 janvier. Les débats prévus mardi et mercredi seront reportés à une date ultérieure afin de ne pas décaler l'ensemble du calendrier d'audience et notamment l'audition des témoins qui sont déjà convoqués à des dates et des heures fixes. Ces deux journées d'audiences reportées étaient initialement consacrées à l'audition de Mohamed Abrini, accusé d’avoir organisé les attentats, notamment en effectuant le convoyage des membres du commando du 13-Novembre. Le meilleur ami de Salah Abdeslam devait être interrogé sur son parcours précédant 2015, et notamment son séjour en Syrie. 

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Bien entendu, la reprise du procès dès le jeudi 6 janvier est conditionnée à l'évolution de la situation sanitaire des dix autres accusés incarcérés de ce dossier, dans cette période où des vagues de contaminations sont signalées dans plusieurs centres pénitentiaires, et notamment au sein du bâtiment D3 de la prison de Fleury Mérogis où se trouve Salah Abdeslam. 

Les craintes de contaminations en chaîne sont d'autant plus grandes que ce scénario s'était déjà présenté l'an dernier, en plein procès des attentats de janvier 2015, dont les débats avaient dû être suspendus pendant un total de 4 semaines à cause du Covid.